/news/world

Elle fait 35 heures d’auto pour fuir la Floride

Agence QMI 

TOMA ICZKOVITS/ AGENCE QMI

Linda Gingras est arrivée complètement épuisée à Montréal dimanche midi après avoir dû faire 35 heures de voiture et six heures d’avion pour fuir l'ouragan Irma qui secoue actuellement la Floride.

La femme de Sainte-Thérèse était à Fort Lauderdale depuis une semaine avec sa sœur et son frère, au condo de ce dernier.

Lorsqu’elle est partie vers les États-Unis, elle n’avait aucune idée que l'ouragan Irma s’y dirigeait. «Sinon, on n’y serait jamais allés», a-t-elle assuré lors de son retour au Québec.

Ce n’est que mercredi dernier que les Gingras ont eu vent qu’Irma approchait. «Des gens commençaient déjà à barricader leurs maisons et les magasins», a-t-elle expliqué.

La famille a alors décidé de partir en voiture vers l’Ohio, où le frère de Linda Gingras possède une maison.

«On aurait peut-être pu avoir un billet pour un vol de retour vendredi, mais on ne voulait pas prendre de chance», a indiqué la femme de 54 ans.

«La veille de notre départ, on a voulu aller mettre de l’essence pour être certains d’en avoir. Mais il n’y en avait déjà plus nulle part.»

Heureusement, la famille est parvenue à trouver une station-service où de l’essence était toujours disponible le lendemain.

Trafic dense

Normalement, le trajet de la Floride vers l’Ohio prend environ 18 heures. Mais cette fois, il a fallu 35 heures de route avant que les Gingras arrivent à destination à cause du trafic. De jeudi soir à samedi matin, les passagers se sont relayés au volant pour éviter de s’arrêter trop souvent.

«Les autos étaient parechoc à parechoc sur l’autoroute, a raconté Linda Gingras. Les gens étaient en panique, on a vu beaucoup d’accidents. Ç’a dû prendre au moins une vingtaine d’heures avant que le trafic commence à être moins dense.»

Après avoir laissé leur frère chez lui à Springfield, en Ohio, les deux sœurs se sont procuré un billet d’avion pour partir de l’aéroport de Dayton dimanche matin. Après une escale à Philadelphie, elles se sont finalement posées à Montréal à midi.

«J’ai hâte d’aller me reposer», a lancé Linda Gingras en posant sa valise par terre.

Dans la même catégorie