/news/law

Le procès de la tragédie de Lac-Mégantic s’ouvre lundi

Le procès pour négligence criminelle de trois anciens employés de la compagnie ferroviaire Montreal, Maine & Atlantic Railway (MMA) débute lundi à Sherbrooke, plus de quatre ans après la tragédie de Lac-Mégantic.

Le conducteur du train, Thomas Harding, le contrôleur ferroviaire, Richard Labrie et le directeur des activités de l’entreprise au Québec, Jean Demaître, sont accusés de négligence criminelle ayant causé la mort de 47 personnes dans la nuit du 5 au 6 juillet 2013.

Ce soir-là, le train d’enfer a explosé en plein cœur du centre-ville de la municipalité estrienne.

Un long procès

Les procédures démarrent avec comme première étape celle de la sélection des 12 jurés.

Comme l’un des trois accusés parle l’anglais, le procès se déroulera dans les deux langues officielles et pourrait s’étendre sur plusieurs mois.

«Ce sera un procès intéressant à suivre parce que c’est presque du jamais-vu. [La tragédie de] Mégantic est du jamais-vu, et une accusation contre un chauffeur ou un conducteur de train, c’est presque du jamais-vu», a indiqué en entrevue téléphonique, dimanche, l’avocat de Thomas Harding, Thomas Walsh.

Selon ses dires, son client est impatient de faire connaître sa version des faits même si les images d’horreur l’habitent toujours. «Il est très anxieux. Ça fait 4 ans depuis la tragédie et chaque année, l’attente est de plus en plus dure [pour lui]», mentionne l’avocat.

Me Walsh entend notamment faire valoir que plusieurs facteurs étrangers à M. Harding ont contribué à la catastrophe. «Ce n’est pas en trouvant M. Harding coupable de quelque chose qu’on va régler le véritable problème qui est que les systèmes de sécurité dans le monde ferroviaire existent, mais seulement comme des vœux pieux», lance-t-il.

Rappelons que les trois accusés ont plaidé non coupables en avril 2015 après avoir été formellement accusés en mai 2014. La MMA fera face à la justice ultérieurement dans le cadre d’un autre procès.