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Un Québécois a dû quitter Cuba en laissant sa conjointe derrière lui

Catherine Montambeault | Agence QMI

Stéphane Gagnon a été forcé de quitter Cuba en abandonnant sa conjointe derrière lui, sans savoir si elle pourrait partir avant l’arrivée d’Irma. Il a regretté sa décision aussitôt dans l’avion et a éclaté en sanglots lorsqu’il a finalement retrouvé sa bien-aimée saine et sauve samedi.

Voyez dans la vidéo ci-dessus notre journaliste Richard Olivier à la rencontre de voyageurs de retour à Montréal.

Stéphane Gagnon et Lucie Lessard, n’étant pas partis pour Cuba au même moment, s’y étaient rendus en utilisant les services de compagnies aériennes différentes.

Lorsque leur hôtel à Santa Maria a dû être évacué, jeudi, M. Gagnon et Mme Lessard, de Longueuil, ont réussi à prendre le même autobus pour se rendre à Varadero. Mais pour revenir à Montréal, la tâche n’a pas été aussi simple.

L’homme de 52 ans, qui faisait affaire avec Sunwing, a pu obtenir une place sur un vol qui partait vendredi soir. Mais sa conjointe, à ce moment, ne savait toujours pas quand elle pourrait quitter Cuba avec Air Cubana.

Devant le désespoir du couple, Sunwing a accepté de faire une place à la femme de 48 ans sur un vol devant décoller samedi matin. Stéphane Gagnon est donc parti quelques heures avant elle, alors que les vents se faisaient de plus en plus violents.

« J’ai essayé qu’elle parte en premier, mais ils n’ont pas voulu, a-t-il expliqué. Ils m’ont demandé de prendre une décision impossible. Tu ne peux pas faire ça à quelqu’un. »

Arrivé à Montréal samedi au petit matin, M. Gagnon n’avait toujours pas dormi lorsque Le Journal l’a rencontré à l’aéroport en début d’après-midi. Un bouquet de fleurs à la main, il attendait nerveusement de voir si son amoureuse s’en était sortie.

Quand le tableau d’affichage a indiqué que le vol que devait prendre Lucie Lessard avait bel et bien atterri, Stéphane Gagnon pleurait déjà à chaudes larmes. Et lorsqu’il l’a vue au loin, l’homme s’est faufilé sans hésitation sous le cordon de sécurité qui lui interdisait de s’avancer et s’est jeté sur sa conjointe.

« Si mon chum n’avait pas été là pour convaincre Sunwing de me prendre, je ne sais pas ce que j’aurais fait. Si ce n’était pas de lui, je serais encore là », a articulé Mme Lessard entre deux pleurs.

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