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Exploiter le potentiel de l’agriculture bio

Kariane Bourassa | TVA Nouvelles 

La production de fruits et légumes biologiques a connu un essor important depuis les dix dernières années au Québec. D’ailleurs, la spécialisation des entreprises, tout comme l'utilisation de la technologie, pourraient aider les producteurs d’ici à mieux tirer leur épingle du jeu.

Au cours des dix dernières années, le nombre d'entreprises québécoises bio a augmenté de 60%.

«Cette production-là représente une valeur d'environ 400 millions. On parle d'une progression d'environ 10% par année, expliquer la chercheuse de l’Iinstitut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA) Caroline Côté. Il y a seulement environ 30% des produits biologiques qui sont achetés au Québec et qui sont produits au Québec. Donc, il y a une place pour l'innovation.»

L'Institut de recherche et de développement en agroenvironnement offrait huit ateliers pouvant faciliter la transition à ce mode de production.

Parmi les plus populaires: l'utilisation de drones.

«Pour venir relâcher des trichogrammes, qui sont en fait des petites guêpes parasitoïdes qui vont pouvoir venir contrôler la pyrale du maïs», précise Laurence Jochems-Tanguay, également de l’IRDA.

«L'avantage du drone, c'est qu'on peut couvrir une beaucoup plus grande surface que simplement accrocher des cartes de traitement à la main dans les champs», ajoute Frédéric Jean de Canopée.

Au Québec, il existe plus de 8 000 produits bio. Certains, comme le chia, pourraient bientôt devenir un immense potentiel pour les entrepreneurs d'ici.

«Finalement, ce n'était pas adapté à nos conditions, mais ce sont des travaux de recherche qui ont permis de développer des nouvelles lignées. Puis, ça, c'est un autre volet à la recherche. C'est d'évaluer tout le potentiel économique, la demande, les marchés, comment on pourrait se positionner au Québec avec la production de chia, biologique toujours», indique Laurence Jochems-Tanguay.

Outre le bio, d'autres projets ont aussi été présentés, par exemple, l'analyse de 72 sols québécois, un projet de 2,8 millions de dollars.

«Éventuellement, dériver des relations qui existent entre les pratiques qu'on emploie, les pratiques agricoles et l'état de santé des sols et aussi faire des liens avec la productivité, résume Marc-Olivier Gasser, chercheur à l’IRDA. Ça fait depuis 1990 qu'on n'a pas un inventaire de la situation.»

Ces études pourraient faciliter la vie des 42 000 Québécois qui vivent de l'agriculture.

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