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Fin automatique de l'ALENA après cinq ans?

Agence QMI

Le gouvernement américain souhaite l’instauration d’une clause crépusculaire, une disposition qui mettrait automatiquement un terme à l’ALENA au bout de cinq ans, à moins que les trois pays membres ne s’entendent pour son renouvellement.

C’est ce qu’a indiqué jeudi le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, lors d’un entretien dans le cadre d’une conférence organisée par le site américain d’actualité Politico, à Washington.

La mesure «forcerait un réexamen systématique» de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) tous les cinq ans, a déclaré M. Ross.

Il croit qu’une telle clause forcerait les différentes parties à toujours vouloir corriger des choses qui ne vont pas aussi bien que prévu, a-t-il dit.

Le secrétaire américain au Commerce a également assuré que les menaces de retrait du président américain Donald Trump n’étaient pas du bluff.

«Dans toute négociation, si vous n'êtes pas prêt à vous retirer à la fin de la journée si vous n'obtenez pas un accord raisonnable, vous n'avez pas de position de négociation», a déclaré Wilbur Ross, selon ce qu’a rapporté le site U.S. News.

Règles d'origine préférentielles

Par ailleurs, l’ambassadeur du Canada aux États-Unis, David MacNaughton, a fait savoir qu’une mesure qui imposerait qu’un pourcentage de produits manufacturés provienne des États-Unis plutôt que d'un pays nord-américain serait «incompatible avec un accord commercial trilatéral», a-t-il déclaré lors du forum.

«Ce que nous voulons vraiment, c'est de s'assurer que tout ce qui est proposé ne comporte pas de conséquences imprévues qui nuisent à nos trois pays», a déclaré M. MacNaughton.

Au mois d’août dernier, le président américain avait affirmé qu’il ne pensait pas possible d’en venir à une entente lors de la renégociation du traité de libre-échange entre le Mexique, les États-Unis et le Canada, le pire accord commercial jamais passé, selon lui.

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