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L’alerte Amber la plus longue depuis 2003, selon Enfant-Retour Québec

Erik Peters/AGENCE QMI

L’alerte Amber lancée depuis jeudi soir pour signaler l'enlèvement d'un garçon de 6 ans de Saint-Eustache, a été la plus longue depuis 2003, soit l’année de son implantation au Québec, selon Enfant-Retour Québec.

Implantée dans la province depuis le 26 mai 2003, l’alerte Amber a été déclenchée à plus d’une dizaine de reprises, a fait savoir Pina Arcamone, directrice générale d'Enfant-Retour Québec.

«Dans tous les cas, les enfants ont été retrouvés sains et saufs, dans les heures qui ont suivi», a-t-elle précisé en entrevue à LCN, vendredi matin.

Jeudi soir, la Sûreté du Québec (SQ) a déclenché une alerte Amber relativement à l'enlèvement survenu à Saint-Eustache, au nord de Montréal, d'un garçon par son père, Ugo Fredette. Une vaste opération policière s'est depuis mise en branle pour retrouver le garçon.

L’alerte Amber a été levée vendredi en fin d'après-midi. «C’est la plus longue attente pour le Québec», a affirmé la directrice générale d’Enfant-Retour Québec.

«On a hâte qu’il y ait un dénouement et on espère un dénouement heureux», a-t-elle poursuivi.

Au Québec, seulement la SQ et le Service de police de la Ville de Montréal sont autorisés à déclencher une alerte Amber. L’objectif «est de diffuser rapidement de l'information cruciale lorsque l’enlèvement d’un enfant est signalé», peut-on lire sur le site alerteamber.ca.

Pina Arcamone, qui a milité pour que l’alerte Amber soit mieux déployée, notamment sur les réseaux sociaux, reste persuadée de l’utilité de cet instrument.

«Aussitôt que l’alerte a été déclenchée [jeudi] soir, on a vu en temps réel le nombre de partages qui s’est fait juste sur le site du réseau Enfant-Retour. Je pense que dans les minutes qui ont suivi, on avait déjà 2000-3000 partages, des centaines de milliers de visionnements. Et à mesure qu’on avait des développements dans le dossier [...] on pouvait voir la rapidité avec laquelle les gens [réagissaient], même en plein milieu de la nuit.»

Selon la directrice générale d'Enfant-Retour Québec, la collecte d’informations est toujours primordiale. Il faut signaler la moindre information qu’on a dans un cas d’alerte Amber, a-t-elle souligné.

Pina Arcamone a également mentionné que plusieurs parents qui ont vécu une situation similaire sont bouleversés. «C’est l’incompréhension pour ces familles de comprendre qu’un père parte avec son enfant», a-t-elle ajouté.