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Ugo Fredette est «un hypersensible»

 - Agence QMI

GEN-

COURTOISIE / SURETÉ DU QUÉBEC

MISE À JOUR 15/09/2017: Ugo Fredette a été appréhendé par les policiers et son fils a été retrouvé sain et sauf. L’alerte AMBER a été levée.

Une femme qui a collaboré étroitement avec Ugo Fredette sur le film «Novembre 84» n’a pas dormi de la nuit et craint qu’il ne commette l’irréparable. L’homme était toujours recherché vendredi relativement à l’enlèvement de son fils, après que la mère de l’enfant eut été retrouvée morte.

«Je n’ai presque pas dormi, ça me tourne dans la tête. En sachant comment Ugo vit les émotions à fond, j’ai peur pour le pire. J’espère que ça va se terminer aujourd’hui et qu’on aura tout le puzzle, qu’on ait des réponses à tout ça», a raconté la camionneuse Sylvie Beaudoin, qui connait bien Ugo Fredette, l’homme le plus recherché actuellement au Québec.

Elle stationnait son poids lourd à Las Vegas jeudi soir quand elle a reçu plusieurs messages de ses proches pour l’aviser qu’il était recherché pour l’enlèvement de son fils.

«Les deux jambes m’ont sciée, je ne savais pas quoi dire. J’étais sans mots, sous le choc, dans des émotions épouvantables. Ça a été une soirée assez difficile, je peux vous le dire», a-t-elle raconté.

La femme de Shawinigan, qui partage son volant de camionneuse avec son conjoint, avait collaboré avec Fredette dans le cadre du film «Novembre 84». Son frère, Marc Beaudoin, avait seulement 12 ans quand il a été poignardé à mort dans une cour d’école de Shawinigan, en 1975. Son assassin, un adolescent de 16 ans, avait été envoyé à l’Institut Philippe-Pinel. Il s’agissait d’un des cas exposés dans le documentaire du réalisateur Stéphan Parent, dont Ugo Fredette était un producteur.

Sylvie Beaudoin a reçu Ugo Fredette à manger chez elle, et est allée chez lui. Elle le décrit comme un homme dont la sensibilité était à fleur de peau, qui vivait ses émotions avec une intensité hors du commun.

«Il a de la peine pour tout. Il est émotionnel, il pleure pour rien. Tu lui racontes quelque chose de touchant, il vient les larmes aux yeux. Quand tu parles d’enfants, ça vient le chercher au cœur. C’est quelqu’un qui est très émotionnel, un hypersensible», a-t-elle indiqué.

Elle dit qu’Ugo parlait beaucoup de son fils et des difficultés qu'il avait avec sa conjointe, une femme qui avait beaucoup de caractère.

«Il avait une adoration énorme pour son fils. Ugo parle toujours de son fils. Il a son fils dans le cœur. C’est ce qui me fait le plus peur maintenant, qu’il commette des gestes irréparables», a-t-elle dit.

Sylvie Beaudoin n’a jamais eu le sentiment qu’il manquait d’empathie envers les familles des victimes de disparition, au contraire.

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