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Ottawa prêt à acheter des Super Hornets pour protéger Bombardier?

Agence QMI

Le gouvernement fédéral aurait proposé à l’entreprise Boeing de procéder à l’achat d’avions de combat Super Hornets en échange de l’abandon de la plainte du géant de l’aéronautique américain contre Bombardier.

Selon des sources de l’agence de presse Reuters, Ottawa aurait proposé le mois dernier de retirer sa menace de ne pas acheter 18 avions Super Hornets du constructeur Boeing. L’achat de ces 18 appareils - la version améliorée des CF-18 actuellement détenus par l’Aviation royale canadienne - devait permettre au gouvernement canadien de gagner du temps pour décider d’un appareil de remplacement pour sa flotte vieillissante.

En échange, selon ce que rapporte Reuters, le gouvernement de Justin Trudeau souhaiterait que Boeing abandonne sa plainte contre Bombardier. Le géant américain accuse son rival montréalais de dumping pour avoir écoulé à des prix dérisoires des avions de sa gamme CSeries sur le marché américain tout en profitant de subventions gouvernementales indues.

Cette plainte fait actuellement l’objet d’une enquête menée par le département du Commerce des États-Unis. La Commission américaine du commerce internationale se penche aussi sur le dossier.

Toujours selon les sources de Reuters, Boeing aurait rejeté la proposition du gouvernement canadien.

Ottawa, qui a prêté 372,5 millions $ à Bombardier, travaille depuis des mois pour tenter de convaincre Boeing d’abandonner sa plainte. En plus de geler l’achat des Super Hornets, le gouvernement Trudeau a cherché des alliés politiques aux États-Unis. Entre autres, le premier ministre Trudeau a discuté du dossier au début du mois avec le gouverneur du Missouri, État où sont fabriqués les Super Hornets.

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