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Me Bellemare soutient que Fredette n’avait pas une obsession

Ugo Fredette n’était pas l’homme apathique et obsédé par les histoires de meurtres que certains ont dépeint dans les médias, soutient l’avocat Marc Bellemare, qui a travaillé avec lui durant cinq ans sur des documentaires.

«Je trouve que c’est mal le connaître que de penser ça. Maintenant, ce n’est plus le même gars aujourd’hui. Il a potentiellement deux meurtres à son actif, mais ce n’est pas une raison pour sauter sur lui et nier tout le passé», a confié au «Journal de Québec» Me Bellemare, hier.

Trois jours après les événements, l’avocat est sorti de son mutisme, non pour défendre Fredette, mais pour s’opposer au discours «tout à fait ridicule» de ceux qui ont tenté de faire un lien entre son implication cinématographique et les événements de jeudi dernier.

Un homme «impliqué»

Marc Bellemare a côtoyé Ugo Fredette dans le cadre des tournages pour les documentaires «Novembre 84», «7 femmes», ainsi qu’un autre film qui n’a finalement pas vu le jour sur la disparition de Cédrika Provencher. Jamais il n’a laissé paraître un quelconque désarroi, affirme Marc Bellemare, qui l’a surtout connu sur le plan professionnel.

«C’est une situation tout à fait surréaliste, on n’a pas l’impression qu’on est dans le même monde», mentionne l’avocat. Il décrit un homme « impliqué » dans ses projets.

«Je pense qu’Ugo Fredette avait de l’empathie pour les victimes, parce que, sinon, il n’aurait pas consacré les milliers d’heures qu’il a pu mettre presque bénévolement», mentionne-t-il.

Si cela «n’excuse en rien» les faits qui sont reprochés à Fredette, Marc Bellemare insiste pour que soit reconnu le travail des personnes qui œuvrent auprès des victimes de crimes non résolus. «Ils sont peu nombreux et je pense qu’il faut éviter de les salir indûment», dit-il.

Quelques jours après les événements, il peine encore à expliquer les agissements d’Ugo Fredette. «Le défi dans ces situations-là, c’est de détecter la détresse. [...] Je me demande comment on va pouvoir le faire éventuellement comme société», conclut-il.

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