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Labeaume fait valoir l'importance d'un réseau structurant de transport en commun

Stéphanie Martin | Agence QMI 

Agence QMI

Régis Labeaume pourrait bien se présenter de nouveau à la mairie en 2021 pour concrétiser le projet de transport structurant qu’il veut implanter à Québec.

Le maire de Québec a passé la journée de lundi à faire valoir l’importance, pour Québec, de se doter d’un réseau structurant de transport en commun. Les consultations publiques menées cet été ont d’ailleurs démontré, selon lui, que la population est favorable à un tel réseau. Toutefois, élaborer le projet pourrait prendre jusqu'à deux ans.

Il est revenu sur l’incident Amazon, lui qui avait dit récemment que Québec n’avait pas besoin du géant d’internet, car celui-ci accaparerait la main-d’œuvre déjà rare. Une sortie qui avait été critiquée par ses adversaires politiques.

«Je riais, parce que je regardais dans les demandes d’Amazon. Parce qu’il y en a qui disent qu’on aurait dû aller voir Amazon. Ils demandent un système de transport en commun structurant. On ne l’a pas. C’est un des critères de base. Il y a des entreprises qui ne viendront pas à Québec parce qu’on n’a pas de système structurant. Il va falloir qu’on y pense.»

Deux ans... ou moins

Il faudra deux ans – peut-être un peu moins, espère-t-il – pour élaborer le projet. Les électeurs ne sauront donc pas, lors de la campagne électorale, pour quel projet en particulier ils se prononceront. Régis Labeaume se défend de leur demander un chèque en blanc.

«Si les électeurs croient les petits magiciens, qu’ils votent pour les petits magiciens ! a-t-il asséné. Nous, on sait qu’on ne crée pas un projet en criant lapin.»

M. Labeaume promet de ne pas répéter l’erreur du projet de SRB et de tenir la population informée de l’avancement de la réflexion.

«Il n’est pas capable de s’engager et de dire à ses concitoyens quel mode lourd il veut implanter», a pour sa part dénoncé la candidate à la mairie Anne Guérette, qui milite quant à elle pour un tramway et qui demande un moratoire sur l’élargissement des autoroutes.

Troisième lien

Quant à la suggestion de Régis Labeaume, d’implanter des voies réversibles sur le pont Pierre-Laporte pour réduire la congestion, le maire de Lévis ne partage pas son enthousiasme.

«Ça fait partie des options qu’on doit regarder à très court terme, mais ça n’enlève pas qu’à moyen et long terme, il faut vraiment qu’on se penche sur le troisième lien», a exprimé Gilles Lehouillier.

Il a d’ailleurs révélé que le ministère des Transports avait déjà étudié la question des voies réversibles et avait conclu que cela ne ferait que déplacer l’entonnoir à la sortie du pont et augmenter le trafic autour.

Le ministre responsable de la capitale nationale, François Blais, a indiqué que la proposition du maire serait analysée. «Si ça peut améliorer la circulation, tant mieux, on ne peut pas être contre ça.»

— Avec la collaboration de Jean-Luc Lavallée

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