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Industrie ferroviaire: Siemens négocie avec Bombardier et...Alstom

Agence QMI 

La compagnie allemande Siemens souhaite toujours concurrencer la Chine dans le domaine de la construction ferroviaire et elle négocie toujours avec la française Alstom et la québécoise Bombardier avant de faire son choix.

Siemens jongle depuis plusieurs mois avec l’idée de fusionner avec Bombardier Transport, filiale basée à Berlin.

En juillet dernier, l’hypothèse d’une annonce était évoquée avec la création de deux nouvelles coentreprises, dont le chiffre d’affaires dépasserait 10,6 milliards $ US.

Une première qui se spécialiserait dans le matériel roulant – trains, locomotives, etc. –, et une seconde chargée de tout ce qui concerne la signalisation ferroviaire, une composante cruciale de cette industrie.

Tout en poursuivant ses discussions avec Bombardier, Siemens a aussi initié un rapprochement avec sa rivale française Alstom, a rapporté l’agence Bloomberg.

Une annonce en ce sens pourrait même être faite dès mardi prochain, au lendemain des élections allemandes, selon le journal «Le Monde». Le géant mondial du train qui en résulterait pèserait alors près de 22 milliards $ de chiffre d’affaires.

Le quotidien français avance que Siemens refilerait à Alstom ses activités ferroviaires et la compagnie française lancerait une augmentation de capital réservée à Siemens.

La compagnie allemande dispose ainsi de deux options sur la table. Dans les deux cas, la solution choisie n’est pas à l’abri de menaces d’accusations en vertu des lois antitrust ou sur la concurrence européenne, une possibilité qui avait été évoquée en avril, lorsque les premières rumeurs de fusion avaient fait surface.

Siemens, Alstom et Bombardier font face à une concurrence accrue du constructeur chinois China Railway Rolling Stock Corp (CRRC), une société d’État lancée en 2015 et qui pèse près de 44 milliards $ de chiffre d'affaires.

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