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Le projet-pilote d'Uber prolongé d'un an

Patrick Bellerose | Agence QMI

Québec prolonge le projet-pilote d’Uber pour une année supplémentaire et ouvre la porte à des compensations pour l’industrie du taxi se chiffrant à plusieurs millions de dollars.

Désormais, Uber devra fournir une formation de 35 heures semaine, contre une vingtaine présentement. De plus, plutôt qu’une vérification des antécédents judiciaires à l’interne, ce sont les autorités policières qui fouilleront dorénavant le passé des chauffeurs de la multinationale.

Pour aider l’industrie du taxi traditionnel, Québec met aussi sur pied une nouvelle table de travail qui étudiera la possibilité d’une aide financière. La facture pour celle-ci, qui pourrait prendre la forme de compensations ou de rachat de permis, pourrait s’élever à plusieurs millions de dollars, reconnaît le ministre des Transports, Laurent Lessard. Et c’est le gouvernement provincial qui paiera la note.

«C'est vrai que c'est le gouvernement qui a changé les règles du jeu en imposant un [nouveau] cadre», reconnaît le ministre.Cette idée a fait bondir le porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec, Abdallah Homsy. Pour lui, ce sont les contribuables qui devront payer «pour avoir le service de Uber».

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