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Laurent Lessard touché par un mini-remaniement?

TVA Nouvelles

Philippe Couillard nous réserve-t-il un remaniement ministériel? Les rumeurs circulent de nouveau à cet effet, mais cette fois-ci, ce serait du sérieux.

Voyez l’extrait de l’émission «La Joute» dans la vidéo ci-dessus

Le premier ministre pourrait annoncer du changement au sein de son cabinet soit à la fin de la semaine ou encore au cours de la suivante, selon des sources qui se sont confiées à l’équipe de «La Joute».

Ainsi, le ministre Laurent Lessard pourrait se voir retirer le portefeuille des Transports, selon le commentateur politique Bernard Drainville. Son interlocutrice miserait sur mardi prochain, au lendemain de l’Action de grâce.

«Ce qu’on me dit, c’est que Laurent Lessard n’en peut plus de rester aux Transports et surtout, il ne veut plus gérer Uber et les taxis», soutient-il en rappelant que l’ultimatum de l’entreprise américaine de covoiturage commercial approche à grands pas, ayant été fixé au 14 octobre prochain. Après cette date, Uber pourrait quitter la province, à moins de modifications au projet pilote qui encadre ses activités.

Lors de la récente visite à Québec de son homologue ontarienne, le premier ministre Couillard avait mentionné qu’il voulait créer un ministère pour la communauté anglophone. Cette intention pourrait aussi se refléter dans le mini-remaniement dont «La Joute» a entendu parler.

Mais pourquoi à un peu moins d’un an des élections générales, les libéraux voudraient-ils bouger? Leur récente performance dans les sondages pourrait les inciter à le faire, pense le jouteur Luc Lavoie. Surtout qu’il n’y a rien d’acquis dans le résultat de l’élection complémentaire de lundi dans Louis-Hébert.

«L'usure du pouvoir»

«Tous les indicateurs sous-jacents aux intentions de vote s’en vont vers la baisse pour les libéraux. Et des indicateurs comme le taux de satisfaction ou encore qui ferait le meilleur premier ministre forment d’habitude une ligne assez solide et, dans le moment, ils s’en vont comme ça», note-t-il en montrant une main inclinée vers le bas.

 «Il faut que les libéraux bougent parce qu’ils sont en train de se faire sérieusement rattraper par l’usure du pouvoir», poursuit l’analyste politique, qui ne voit cependant nullement la nécessité de créer un ministère des Affaires anglophones. «Je ne comprends pas, on n’en a jamais eu au Québec. Le problème n’est pas là.»

Son complice Drainville estime plutôt qu'une telle manœuvre politique serait plutôt habile.

Plus personne dans les rangs libéraux n’est à l’abri d’un changement après le départ du chef de cabinet de M. Couillard, Jean-Guy Dufresne, précise l’animateur Paul Larocque.

Reste à savoir si le premier ministre se contentera d’un remaniement mineur ou s’il donnera un plus gros coup alors que la fenêtre d’opportunité se rétrécit à moins d’un an du vrai test électoral. Les deux jouteurs ne partagent pas la même opinion à ce sujet.

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