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Une transaction immobilière qui vire au cauchemar

Une citoyenne qui avait placé toutes ses économies dans l'achat d'une résidence à Saint-Honoré, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui s'est avérée infestée de moisissure et de vices cachés, espérait pouvoir obtenir justice devant les tribunaux.

Au bout du rouleau, Karine Tremblay a cependant dû se résigner à abandonner la bataille. Elle n'avait plus ni les moyens financiers ni l'énergie de continuer.

«J'ai fait un achat, c'était un rêve. Jamais je n'aurais pensé que j'aurais eu à me battre en justice», a affirmé à TVA Nouvelles Mme Tremblay, dont la vie a complètement changé lorsqu'elle a fait l'acquisition de cette maison en 2012.

Au moment de la transaction, Karine Tremblay a fait affaire avec un courtier immobilier et un inspecteur en bâtiment. C'est quelques mois plus tard que l'horreur a débuté, avec la découverte de champignons, de moisissure et de problèmes majeurs à la structure. Des experts ont même conclu qu'il n'y avait rien à faire avec la résidence et qu'elle devait être démolie.

Elle s'est alors tournée vers les tribunaux et a déposé une poursuite de plus de 300 000 $, en espérant obtenir justice. Mais trois ans plus tard, devant la longueur et les coûts astronomiques des procédures judiciaires, elle a décidé de tout abandonner.

«C'était David contre Goliath. [...] Moi j'étais rendue à 70 000 $ en frais d'avocats et je n'avais pas encore passé en cour», a-t-elle raconté.

Mère monoparentale, elle a accepté dernièrement une entente à l'amiable, qu'elle juge insatisfaisante, mais dont le montant ne peut être dévoilé. «J'étais épuisée mentalement aussi. J'étais toute seule dans ce combat-là», a confié Mme Tremblay.

En plus des frais d’avocat, Karine Tremblay doit continuer de payer l'hypothèque et les frais d'entretien de la résidence qu'elle ne peut habiter. Elle doit résider chez ses parents avec ses deux enfants.

Pétition à l'Assemblée nationale

Karine Tremblay espère que son histoire fera réfléchir et mettra en garde les futurs acheteurs. Elle a d'ailleurs lancé une pétition au cours des derniers mois qui a été déposée à l'Assemblée nationale par le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault.

«Je veux demander que le public soit protégé. [...] Ce n'est pas juste en ce qui a trait aux courtiers immobiliers, c'est tout ce qui concerne l'inspection en bâtiment, ça devrait être encadré, pris en charge par un organisme», a-t-elle expliqué.

«Maintenant, tout ce que je veux, c'est de m'en débarrasser, tourner la page, me refaire une vie, faire comme si de rien n’était, même si je sais qu'il y a des impacts qui sont irréversibles», a ajouté Mme Tremblay.

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