/news/currentevents

La police recherche des victimes de David Rossy

Agence QMI 

La police de Montréal est à la recherche de victimes potentielles d’un homme accusé d’avoir leurré une adolescente par le biais d’internet.

David Rossy, l’un des membres de la famille ayant fondé les magasins Rossy, a été arrêté mercredi et a comparu le lendemain sous neuf chefs d’accusation de leurre, accès et possession de pornographie juvénile, incitation à des attouchements à l’endroit d’une mineure, extorsion et non-respect d’engagement.

Les enquêteurs sont persuadés que Rossy aurait pu faire d’autres victimes.

Selon les autorités, David Rossy, 30 ans, entrait en contact avec ses victimes présumées en utilisant l’application Instagram et en prétendant travailler pour la compagnie de mode fashion2mtl, sous le pseudonyme Anna Stein.

«Il demande à ses victimes de lui envoyer des photos intimes d’elles. Puis, il leur offre de venir faire une séance photo en échange d’une importante somme d’argent. Dans le cas d’un refus, le suspect menace de diffuser les clichés intimes reçus à son entourage et sur internet», a indiqué la police de Montréal par voie de communiqué.

David Rossy utilisait aussi les pseudonymes soho.marc et eatndrinkslow sur Instagram et Snapchat afin de commettre les crimes qui lui sont reprochés.

«Lors de l'utilisation de ces profils, le suspect charme ses victimes en leur offrant des cadeaux dispendieux en échange de photos et de vidéos à caractères sexuels», a précisé la police.

Selon ce que rapportait le «Journal de Montréal» jeudi, David Rossy avait déjà été condamné en 2011 pour avoir forcé des adolescentes à se dévêtir devant leur webcam. Il avait écopé de deux ans moins un jour de prison pour leurre, extorsion et production de pornographie juvénile.

À l’époque, il avait incité trois adolescentes à commettre des gestes sexuels devant leur webcam. Il enregistrait les images et menaçait de les diffuser sur internet si les jeunes filles refusaient de continuer à faire des danses érotiques pour lui.

La juge Louise Boudreau lui avait aussi interdit d’utiliser un ordinateur pour communiquer avec un mineur pour une période de 10 ans, a rapporté le Journal.

Dans la même catégorie