/news/politics

Des chauffeurs soulagés de voir Uber rester

Vincent Larin | Agence QMI

Des chauffeurs Uber sont soulagés que la multinationale décide de demeurer au Québec puisqu’ils vivaient dans la crainte de perdre leur principal revenu d’un jour à l’autre.

«J’étais sûr qu’ils resteraient sur leur position de quitter le Québec, ça me rend très heureux d’apprendre qu’ils vont rester», a expliqué un chauffeur partenaire pour Uber, Mathieu Visser.

La multinationale américaine a fait volte-face vendredi en annonçant avoir choisi de demeurer au Québec, même si le gouvernement de Philippe Couillard exige toujours que les chauffeurs suivent une formation de 35 heures.

Formation

Cette dernière condition était pourtant une des principales raisons derrière la menace de l’entreprise de quitter le Québec, qui devait prendre effet ce samedi.

Les chauffeurs qui s’inscriront au service après le 14 octobre auront jusqu’au 14 janvier 2018 pour s’y conformer.

Ceux qui étaient déjà chauffeurs avant cette date profiteront d’une clause grand-père et n’auront pas à suivre la formation d’une semaine.

«Je n’ai aucun problème à suivre cette formation, mais je crois que ça ne changera pas grand-chose à la qualité du service qu’on offre déjà», a indiqué de son côté Peter Kings, un autre chauffeur pour Uber.

Aussi étudiant en mécanique industrielle, il craignait de s’endetter advenant le cas où la compagnie quittait le Québec et qu’il perdait son emploi.

Nouveau ministre

Selon Uber, la nomination d’André Fortin à titre de nouveau ministre des Transports permettra de mettre en place un dialogue avec le gouvernement.

«Il y a une opportunité d’établir un dialogue constructif afin de trouver une solution à long terme pour les utilisateurs et les partenaires-chauffeurs», a soutenu le directeur général d’Uber Québec, Jean-Nicolas Guillemette, vendredi.

Le ministre Fortin a précisé vendredi qu’un délai de huit semaines sera accordé aux chauffeurs inscrits après le 15 octobre pour se soumettre à une vérification de leurs antécédents judiciaires, entre autres.

Quant aux chauffeurs déjà en fonction, ils auront jusqu’à deux ans pour le faire.

Dans la même catégorie