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Le titre de Bombardier explose de 19%

Pierre Couture | Agence QMI

Le titre de Bombardier a connu une forte progression mardi à la Bourse de Toronto. À 11h30, il avait gagné tout près de 19%, à 2,80$ (+44 cents).

Les investisseurs semblent ainsi apprécier cette alliance annoncée lundi soir avec le géant français Airbus qui prend le contrôle du programme de la CSeries.

À la Bourse de Paris, le titre d’Airbus prenait lui aussi de l’altitude en avançant de près de 5% à 80,79 euros.

50% du marché

Lors d’un point de presse à Toulouse mardi, le grand patron d’Airbus, Tom Enders, a fait savoir que les partenaires de la CSeries devraient être «capables de prendre 50 % du marché» des avions de 100 à 150 places au cours des 20 prochaines années.

«Avec un avion comme celui-ci (qui n’a pas de concurrent sur le marché) nous devrions être capables de prendre 50% du marché», a-t-il évoqué en présence du patron de Bombardier, Alain Bellemare.

Airbus croit que le programme CSeries vient compléter par le bas la gamme d'Airbus, dont la plus petite version, soit le A319, est capable de transporter au moins 140 passagers et plus.

Le PDG de Bombardier, Alain Bellemare, estime à quelque 6000 avions le potentiel de production sur 20 ans dans ce marché.

«C’est un marché qui n'a pas été bien servi les dernières années, parce qu'il n'y a pas eu de nouvel avion dans la gamme des 100-150 places. C’est un moment déterminant pour Bombardier», a-t-il lancé.

Airbus en contrôle

En vertu de l’entente entre les parties, Airbus détiendra 50,01% de la Société en commandite Avions CSeries. La part de Bombardier dans la société en commandite passera, elle, d’environ 62% à 31% et celle d’Investissement Québec, d’environ 38% à 19%.

Au moment de sa création en juin 2016, la Société en commandite était détenue à 50,5% par Bombardier et à 49,5% par Investissement Québec.

En vertu de l’entente, Bombardier continuera de financer le programme en vertu de son plan en place et financera, si requis, les manques à gagner des trois prochaines années jusqu’à un maximum de 350 millions $US la première année et jusqu’à un maximum de 350 millions $US pour les deux années suivantes.

Le conseil d’administration de la CSeries comprendra initialement sept administrateurs, dont quatre seront proposés par Airbus, deux par Bombardier, et un par Investissement Québec. Airbus aura la possibilité de désigner le président du conseil d’administration.

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