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Airbus n’a pas l’intention de transférer des activités en Europe

Agence QMI

Le géant Airbus n’a aucunement l’intention de transférer des activités de Mirabel vers l’Europe, a réaffirmé vendredi le directeur général délégué et président d'Airbus commercial Aircraft, Fabrice Brégier.

En entrevue avec Mario Dumont à LCN, M. Brégier a assuré que l’entente entre Airbus et Bombardier était «une grande nouvelle pour ceux qui travaillent à Mirabel» dans les Laurentides.

«L’emploi est créé par les ventes de la C Series dans le monde et c’est ça qu’Airbus va apporter. C’est son réseau de vente, sa crédibilité internationale», a-t-il expliqué.

Fabrice Brégier s’est dit «très heureux de ce partenariat». Selon lui, la «compétition internationale est telle qu’il fallait ancrer [ce programme d’avion de Bombardier] à un grand acteur».

Développer le potentiel de cet avion, continuer de l’améliorer et de l’innover font partie des choses qu’Airbus pourrait faire dans ce partenariat avec le constructeur québécois.

M. Brégier a d’ailleurs souligné qu’Airbus et Bombardier ne sont pas concurrents. «Nous sommes complémentaires», a-t-il spécifié.

«Airbus n’a pas besoin de la C Series pour être un leader mondial, a précisé M. Brégier. Nous avons déjà vendu 5000 A320 Neo que nous sommes en train de livrer.»

Le président d'Airbus commercial Aircraft croit cependant que la C Series deviendra un succès mondial parce que les deux entreprises vont combiner leurs forces. «On va développer des ventes ensemble et on va créer des "jobs" ici», a-t-il rappelé.

«La C Series, avec une chaîne d’assemblage aux États-Unis, redeviendra compétitive sur le marché américain et l’ensemble de la chaîne de fournisseurs et des ingénieurs qui travaillent au soutien de la C Series en bénéficieront ici au Québec», croit le directeur général délégué.

«Si on voit des partenaires innovants, compétitifs, il n’y a aucune raison qu’ils ne soient pas embarqués sur l’ensemble des productions d’Airbus», a-t-il précisé.

«Airbus s’est créé en coopération internationale, français, allemand, anglais, espagnol. Notre but, c’est que le Canada devienne tranquillement un cinquième pilier pour les activités d’Airbus dans l’aéronautique, l’espace et la défense», a-t-il mentionné.

Fabrice Brégier a expliqué que les investissements d’Airbus en Chine et aux États-Unis avaient eu comme effet d’augmenter les ventes et les parts de marché de l’entreprise européenne. «Il ne faut pas voir peur des investissements à l’international», a-t-il expliqué.

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