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Des élections partielles cruciales

Guillaume St-Pierre | Agence QMI

Les partis fédéraux ont mis le paquet pour gagner les élections partielles dans Lac-Saint-Jean lundi soir, signe de l’importance du résultat, surtout pour les libéraux de Justin Trudeau et le Bloc québécois de Martine Ouellet.

«Si les libéraux perdent l’élection, on pourra décréter sans l’ombre d’un doute la fin de la lune de miel avec Justin Trudeau», croit l’ancien ministre provincial Benoit Pelletier.

Le chef libéral a sillonné la région du lac Saint-Jean durant deux jours la semaine dernière avec sa conjointe et un de ses fils pour prêter main-forte au candidat local.

Il est peu fréquent qu’un premier ministre se déplace aussi longtemps dans une circonscription à l’occasion d’une élection partielle.

Trudeau présent

La personnalité de M. Trudeau a d’ailleurs pris beaucoup de place dans la campagne. Sur ses affiches, le candidat libéral Richard Hébert pose côte à côte avec le premier ministre.

Les candidats des autres partis, eux, assument seuls leur publicité électorale.

«L’élection est un véritable test pour le gouvernement, à l’heure ou un certain nombre de ses politiques sont sérieusement remises en question, y compris la réforme fiscale des PME et l’entente avec Netflix», explique M. Pelletier.

Occasion en or

Si les libéraux ont le plus à perdre, les partis d’opposition, eux, ont tout à gagner. Particulièrement le Bloc québécois, dont la victoire signerait une certaine renaissance.

«C’est une occasion parfaite pour le Bloc de renaître de ses cendres, croit M. Pelletier. Le parti a quitté l’écran radar des commentateurs politique et il pourrait revenir à l’avant-plan s’il remportait la victoire.»

Globalement, la partielle dans Lac-Saint-Jean constitue un baromètre intéressant pour évaluer l’efficacité des nouveaux chefs à rejoindre l’électorat. Ces derniers ont tous fait un détour par le lac Saint-Jean dans les dernières semaines.

«Les deux chefs, Jagmeet Singh (NPD) et Andrew Scheer (PCC), ont bien besoin de se faire connaître au Québec, souligne Frédéric Boily, politologue à l’Université de l’Alberta. C’est pourquoi la partielle dans Lac-Saint-Jean est importante ; c’est pour ça qu’on voit les chefs dans ce coin-là du pays.»

«Il y a aussi une partielle ici en Alberta, et franchement, on n’en entend absolument pas parler», dit-il.

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