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Mort de Bob Bissonnette: la basse altitude et la vitesse en cause dans l’écrasement

Sophie Côté | Agence QMI 

La basse altitude et la vitesse ont causé l’écrasement de l’hélicoptère dans lequel Bob Bissonnette a perdu la vie, conclut le Bureau de la sécurité des transports (BST). La fatigue «aiguë» du pilote et la présence de cannabinoïdes dans son corps sont également mis en cause par l’organisme.

EN VIDÉO: Le sauvetage du seul survivant de l’écrasement

Le BST a rendu public son rapport d’enquête mercredi matin concernant l’accident qui a fait deux morts, soit Bob Bissonnette et le pilote de l’appareil, Frédérick Décoste, en septembre 2016. Le PDG des Capitales de Québec, Michel Laplante, s’en était sorti miraculeusement, après que l’hélicoptère se soit écrasé dans la rivière Restigouche, au Nouveau-Brunswick.

Dans son rapport, le BST soulève aussi «des facteurs physiologiques susceptibles de nuire au rendement du pilote et à son aptitude à prendre des décisions».

Fatigue et présence de cannabinoïdes

«L’enquête a déterminé que le pilote avait eu peu d’occasions de dormir avant le vol et qu’il avait vraisemblablement une fatigue aiguë au moment de l’accident», indique d’abord l’organisme.

«Un examen toxicologique post-mortem réalisé sur le pilote a révélé la présence de cannabinoïdes dans son corps, poursuit le BST. Il n’a pas été possible de tirer des conclusions concernant l’affaiblissement de ses facultés ni le moment auquel les cannabinoïdes avaient été consommés», peut-on lire.

«Les membres d’un équipage de conduite qui consomment des cannabinoïdes risquent de réduire leur rendement et leur aptitude à prendre des décisions, mettant en péril la sécurité du vol», rappelle le BST.

Lignes de transport d’électricité

«Pendant qu’il volait le long de la rivière Restigouche, l’hélicoptère privé Bell 206B est entré en collision avec des lignes de transport d’électricité qui traversaient la rivière à 58 pieds au-dessus de l’eau et les a coupées. L’aéronef a subi des dommages catastrophiques, puis s’est écrasé dans la rivière», décrit le BST, rappelant que l’appareil avait décollé en après-midi de l’aéroport de Charlo, au Nouveau-Brunswick, à destination de l’aéroport de Rivière-du-Loup.

Selon les constatations du BST, la basse altitude et la vitesse à laquelle volait l’hélicoptère ont pu empêcher le pilote de voir les lignes d’électricité non balisées.

«Il est probable que le pilote ne savait pas que des lignes de transport d’électricité traversaient la rivière et qu’il ne les a pas vues avant de les percuter. Voler intentionnellement à basse altitude est risqué, en particulier sans la planification avant vol et le vol de reconnaissance [...]», est-il indiqué.

Le BST précise que Transports Canada, à la suite de l’accident, a conclu que ces lignes d’électricité n’exigeaient pas de balisage ou d’éclairage.

Rappel des faits

Rappelons que le dimanche 4 septembre 2016, vers 16 heures (heure locale), l’hélicoptère dans lequel prenaient place Bob Bissonnette, le pilote Frédérick Décoste et le PDG des Capitales de Québec, Michel Laplante, s’écrasait dans la rivière Restigouche près de Flatlands, un village situé à quelques kilomètres à l’ouest de Campbellton, au Nouveau-Brunswick.

Deux morts, un «miraculé»

L’appareil, qui volait à très basse altitude selon différents témoins, a heurté une ligne électrique à moyenne tension avant de frapper une falaise et de terminer violemment sa chute dans la rivière, tout juste à la frontière avec le Québec.

Le chanteur, ex-hockeyeur et actionnaire des Capitales de Québec Bob Bissonnette y a perdu la vie, tout comme le pilote. Les deux hommes étaient âgés de 35 ans.

Leur ami Michel Laplante, pour sa part, a miraculeusement survécu à l’écrasement, s’en tirant sans blessures sérieuses.

L’accident avait provoqué une onde de choc et de sympathie aux quatre coins du Québec.

L’une des victimes, Roberto «Bob» Bissonnette, était extrêmement apprécié de son public et de tous ceux qui le connaissaient, de près ou de loin.

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