/news/currentevents

Guy Ouellette piégé par l’UPAC avec le téléphone d'un policier à la retraite

Les policiers de l’UPAC ont usé de stratégie pour éviter d’arrêter le député Guy Ouellette à l’Assemblée nationale mercredi en le piégeant avec le cellulaire d’un policier à la retraite.

À LIRE ÉGALEMENT

Couillard surpris, attristé et «sous le choc»

Une arrestation nécessaire pour «sécuriser des éléments de preuve»

Guy Ouellette se retire du caucus, les interrogations persistent

Onde de choc à Québec après l'arrestation de Guy Ouellette

Selon les informations du Bureau d’enquête, les enquêteurs de l’UPAC qui ont perquisitionné chez un ex-policier, Richard Despaties, à Brossard, mercredi, ont utilisé son téléphone pour texter Guy Ouellette. Le député de Chomedey se trouvait mercredi à l’Assemblée nationale, à Québec.

 

Après la période de questions en matinée, le député devait siéger comme président de la Commission des institutions en après-midi. Or son absence a étonné plusieurs députés.

Nos sources nous indiquent qu’à la suite des messages qu’il croyait avoir reçus de Richard Despaties, M. Ouellette s’est rendu en banlieue de Québec où il a plutôt été accueilli par les policiers.

Ancien enquêteur à l’UPAC, M. Despaties avait été congédié en octobre 2016, car il avait encouragé une personne à dénoncer des irrégularités dans les médias, selon ce qu’avait rapporté La Presse à l’époque.

Arrestation «nécessaire pour sécuriser des éléments de preuves»

L’UPAC a confirmé jeudi matin avoir procédé à une arrestation «en cours d’enquête», mercredi, mais refuse d’identifier cette personne comme le député libéral Guy Ouellette, tel que le rapportent les médias.

L’UPAC a précisé que l’arrestation «s’est avérée nécessaire, entre autres pour sécuriser des éléments de preuve ainsi que pour empêcher que les infractions se continuent ou se répètent».

Cette arrestation, ainsi que l’exécution de six mandats de perquisition, a été effectuée dans le cadre «d’une enquête visant notamment de possibles infractions d’abus de confiance et d’entrave à la justice», a précisé l’Unité permanente anticorruption (UPAC), par communiqué.

«Les perquisitions, certaines dans la région de Montréal et d’autres dans la région de Québec, se sont déroulées jusqu’à tard [mercredi] soir», a indiqué le corps policier.

Les enquêteurs procéderont à l’analyse de la preuve recueillie lors des perquisitions, avant qu’elle ne soit soumise au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). C’est cette organisation qui est responsable de porter ou non des accusations contre des individus, à la lumière des preuves recueillies.

L’UPAC ne fera aucun autre commentaire.

Rappelons que selon le Journal de Québec, le député Guy Ouellette a fait l’objet d’une arrestation et de perquisitions, mercredi, possiblement en lien avec des informations divulguées dans les médias sur l’enquête Mâchurer, au printemps dernier.

- Avec la collaboration d'Agence QMI

Dans la même catégorie

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.