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Accusation d'agression sexuelle

Léa Clermont-Dion accuse Lise Payette de l'avoir fait taire

TVA Nouvelles

À travers son message dans lequel elle accuse le journaliste Michel Venne de l’avoir agressée sexuellement jeudi, Léa Clermont-Dion écorche vivement son «idole de jeunesse» Lise Payette.

Selon les allégations de l’animatrice et militante féministe, Mme Payette l'aurait incitée à se taire avant de lui faire signer une lettre dans laquelle elle réfute les faits allégués au sujet de Michel Venne. C’était en 2015, alors que le journaliste briguait la direction du journal Le Devoir.

Elle me dit que j’ai fait du tort à un ami. Cet ami, c’est Michel Venne qui brigue la direction du journal Le Devoir. Par ma faute, il n’aura pas le poste me dit-elle. J’ai « brisé cet homme, sa famille ». Elle me demande de me rétracter, car « après tout, je n’ai pas été violée ». Elle me demande de signer une lettre réfutant les faits. Car, à ses dires, je pourrais être poursuivie. Poursuivie de quoi? Avec du recul, de rien du tout. Mais, à ce moment-là, je suis en mode panique je ne vois plus clair.

J’ai le vertige. J’obéis. Je signe. Je commets l’erreur. Je réagis comme une proie devant un prédateur, encore. Je fige. Je me soumets. Je m’étais promis de ne plus tomber.

Léa Clermont-Dion écrit avoir été abasourdie par la situation. «La première femme à avoir été ministre de la Condition féminine du Québec qui agit de la sorte. C’est juste surréaliste», écrit-elle.

Le mouvement #MoiAussi

Léa Clermont-Dion explique dans message avoir rappelé Lise Payette dans la foulée du mouvement #MoiAussi afin de se rétracter.

Je rappelle Lise Payette. Je veux comprendre. Je lui explique que je veux me rétracter, car je me suis sentie flouée, intimidée et que cette lettre n’a pas été signée dans un état de consentement réel sous la peur de menaces judiciaires potentielles, écrit-elle. Payette reconnaît son tort et me tient un double discours. Elle a fait ça pour me protéger de moi-même(?!), paraît-il mais à d’autres moments, elle insiste aussi beaucoup sur la famille de Michel Venne. La triste vérité, c’est qu’elle a fait taire une victime en usant de menaces à peine voilées. Pour défendre un ami? Décidément, les amis de Lise Payette peuvent compter sur son indéfectible sollicitude. Où est la lettre? Elle ne sait pas. Venne l’aurait prise, mais pour faire quoi?

L’affaire Claude Jutra

En février 2016, Lise Payette publie dans Le Devoir une chronique dans laquelle elle se porte à la défense de «son ami», le réalisateur Claude Jutra, alors accusé de pédophilie. Encore récemment, Mme Payette persistait à défendre M. Jutra.

La chroniqueuse n’est depuis plus à l’emploi du quotidien, notamment en raison de différents avec celui qui a obtenu le poste de direction que briguait Michel Venne, Brian Myles.

Léa Clermont-Dion fait d’ailleurs brièvement allusion à cet épisode.

«Quelque temps après, Lise Payette perd sa job. Elle a défendu son autre ami, Claude Jutra. Je ne suis pas étonnée.»

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