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L’ISO-Ouellette dérangeait-elle l’UPAC?

Antoine Robillard | Agence QMI

Dans un rapport remis à Philippe Couillard il y a un mois, Guy Ouellette proposait d’implanter la norme ISO anticorruption dans les organisations publiques du Québec, notamment à l’UPAC, a appris notre Bureau d’enquête.

Lorsque cette norme est adoptée par un organisme, une série de mesures de contrôle pour prévenir, détecter et traiter les problèmes de corruption sont alors mises en place.

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Dans son rapport au premier ministre, l’ancien policier analysait la possibilité d’imposer cette norme non seulement à l’UPAC, mais aussi à Hydro-Québec, à l’Autorité des marchés financiers et au ministère des Transports, entre autres.

Cette norme permettrait «d’éliminer toutes les possibilités d’interventions ou d’actions à saveur politique». «L’élite politique ne doit pas intervenir directement dans l’agenda de la lutte à la corruption et les hauts fonctionnaires ne doivent pas avoir la possibilité d’influer les activités politiques», écrit-il.

«La perception que les gens les plus corrompus sont ceux qui travaillent dans les services anticorruption est très présente dans plusieurs parties du globe», soulignait-il. Il proposait donc des révisions périodiques des activités des services d’enquête. «Qui garde les gardiens ? Comment sont sélectionnés les dossiers d’enquête ?», illustrait-il.

Or, selon nos sources, le patron de l’UPAC Robert Lafrenière était réfractaire à l’implantation de cette norme.

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