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Une surdose responsable du décès au centre-ville

La femme de 37 ans dont le corps en état de putréfaction avancée a été retrouvé lundi, au centre-ville de Montréal, aurait vraisemblablement succombé à une surdose de drogue, et un homme a été accusé mercredi d’avoir porté outrage à son cadavre.

Selon les résultats préliminaires de l’autopsie, Karine Taillefer n’aurait pas été victime d’un meurtre, ont indiqué nos sources. La thèse qui demeure priorisée par les enquêteurs est celle de la surdose de drogue.

La victime avait un important casier judiciaire et était connue des policiers pour des problèmes de santé mentale.

Sous une toile

Son cadavre a été retrouvé par un passant lundi après-midi sur un terrain vague de la rue Beaudry, entre les rues Ontario et Sherbrooke. Il se trouvait à proximité des ordures et était recouvert d’une toile.

Selon les premières évaluations, le corps s’y trouvait depuis environ deux semaines.

Le fait que le cadavre de Karine Taillefer semblait avoir été dissimulé par une toile a immédiatement soulevé un doute dans l’esprit des enquêteurs. Le dossier a ainsi été considéré comme une mort suspecte.

Le lendemain de la découverte de la victime, un homme de 60 ans a été arrêté par les policiers. Richard Bernard Dufresne a comparu mercredi pour répondre à une accusation d’outrage à un cadavre.

Sans nécessairement avoir un lien avec la mort de Mme Taillefer, l’accusé pourrait être celui qui aurait tenté de dissimuler son corps sous une toile.

Il traîne d’ailleurs un imposant passé criminel, notamment pour des histoires d’agression sexuelle armée, de vol, de menaces et d’introduction par effraction dans un dessein criminel.

Déshumanisation

Cette histoire est d’une tristesse infinie, selon Jean-François Mary, directeur de l’Association québécoise pour la promotion de la santé des personnes utilisatrices de drogues (AQPSUD), qui s’indigne devant le geste présumé de l’accusé.

«C’est une déshumanisation des consommateurs de drogue, a-t-il dit. Un cadavre laissé comme ça dans la rue, c’est le symptôme de quelque chose de plus large. Quand ça arrive, il faut absolument appeler de l’aide.»

Adoptée en mai dernier, la Loi sur les bons samaritains vise à inciter les gens à contacter le 911 lors d’une surdose.

Elle stipule que le bon samaritain ou la personne victime d’une surdose recevra une immunité contre des accusations de possession de drogue et de non-respect de ses conditions de libération si elle contacte les services d’urgence pour une surdose.

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