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La cuisine de rue est à l’heure des bilans à Québec

Les propriétaires de camions-restaurants qui sont demeurés dans le projet pilote de la Ville de Québec jusqu’à la fin lorgnent maintenant des sites plus achalandés près du fleuve et des endroits touristiques.

Malgré le tumulte du premier projet pilote, le propriétaire de L’Express Gourmet, anciennement Le Gourmet de l’avenue Nordique, à Beauport, soutient que l’aventure lui a été positive et lève déjà la main pour l’an prochain. Mario Daigle compte toutefois plaider auprès de la Ville pour que les restaurateurs puissent se rapprocher des lieux achalandés.

«C’est sûr qu’idéalement, ce serait d’avoir une place où il y aurait plus d’achalandage, sur les grandes artères», a-t-il mentionné, samedi, en marge d’un encan du gouvernement du Québec où il avait été invité.

«Ça attire les gens»

Des sept restaurateurs annoncés en grande pompe en mai, il n’en reste plus que trois, alors que le projet pilote prend officiellement fin mardi. À la mi-septembre, trois propriétaires jetaient l’éponge pour se consacrer uniquement aux événements privés.

En juillet, la Ville réduisait de 13 à cinq le nombre de sites accueillant la cuisine de rue, essentiellement des parcs en banlieue. Or, M. Daigle maintient que son camion ne désavantagerait pas les restaurants ayant pignon sur rue. «Quelque part, c’est une synergie, c’est commercial, on ne nuit à aucun commerce [...]. Ça attire les gens», assure-t-il.

Lieux touristiques

À ses côtés lors de l’événement, le gestionnaire du Saga Mobile, Guy Lévesque, abondait dans le même sens. «Moi le premier, si je m’en vais à Paris, ça ne me tentera pas d’aller m’asseoir dans un restaurant quand j’ai une ville à visiter, a-t-il lancé. Je vais me prendre une petite crêpe sur le bord du chemin et je vais continuer à marcher et [...] le soir on va aller se prendre un bon restaurant!»

«Je ne comprends pas que les restaurateurs pensent qu’on va leur voler du monde», dit-il, estimant que la cuisine de rue devrait se rapprocher des lieux touristiques. Il rêve de pouvoir visiter le secteur du Vieux-Port et les plaines d’Abraham, quoique celles-ci soient propriété du fédéral, souligne-t-il.

Les propriétaires réclament aussi plus de flexibilité pour qu’ils puissent se déplacer d’un jour à l’autre au lieu de se voir assigner un site pour une semaine. «Je pense que dynamiser un peu, suivre les besoins des gens et être là au bon moment, ce serait quelque chose d’important», a mentionné Nicolas Lavigne, du Côtes-à-Côtes Traiteur.

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