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La famille d’un ancien député libéral veut vendre son île privée

Guillaume Picard

 - Agence QMI

Capture d'écran Fundy Bay Listings

La famille de l'ancien député libéral Henri-François Gautrin a mis en vente l’île privée qu’elle possède dans la baie de Fundy, au Nouveau-Brunswick, a appris l’Agence QMI.

Située près de l’île de Grand Manan, qui est reconnue comme une destination touristique prisée par les amateurs de paysages à couper le souffle, l’île Cheney a été mise en vente pour 1,2 million $ il y a un peu plus de deux ans. Depuis, son prix a été revu à la baisse, d’abord à 920 000 $ le printemps dernier, puis on demande maintenant 850 000 $ pour se départir de ce petit coin de paradis disposant de plages et de zones boisées.

«C’est mon père qui avait acheté cette île en 1976. Il est mort en 1999 et nous sommes trois enfants, mon frère, ma sœur et moi qui sommes maintenant âgés de plus de 70 ans, alors on veut la vendre», a dit M. Gautrin, qui a quitté la vie politique en 2014, après avoir siégé comme député de Verdun de 1989 à 2014.

«Nous passions tous les mois d’août là-bas», a raconté M. Gautrin, qui a de très beaux souvenirs de ces étés passés au grand air.

«C’est une petite île, mais chaque fois nous sommes obligés de baisser le prix, a-t-il poursuivi. Mon père a dépensé une fortune là-dedans, il a fait construire des bâtiments et même planté des pommes de terre.»

Située près de la frontière entre le Nouveau-Brunswick et l’État américain du Maine, l’île d’un peu plus de 100 hectares est équipée de deux maisons séparées comptant au total huit chambres et quatre salles de bain. L’électricité y est disponible et les taxes, en 2014, n’y étaient que de 3400 $ par année.

En entrevue avec l’Agence QMI samedi, le courtier immobilier Dan Webster, de l’agence Grand Manan Real Estate, a indiqué que depuis 24 heures, après que la nouvelle de la vente eut été publicisée pour une énième fois, il a reçu une vingtaine d’appels de gens intéressés à en savoir plus sur cette propriété. Il a même répondu aux questions d’un Allemand à la recherche d’une île bien à lui.

«J’attends entre trois et quatre offres à ce stade-ci», a-t-il indiqué, en disant qu’il faut prendre le temps de trouver l’acheteur qui sera prêt à se payer une île privée accessible seulement par bateau. C’est d’ailleurs une famille de pêcheurs qui transporte les propriétaires chaque fois qu’ils vont se reposer sur l’île Cheney.

«Ça fait plus de deux ans que l’île Cheney est à vendre. Ça prend du temps [de vendre des propriétés], même sur l’île de Grand Manan juste à côté, où le traversier s’arrête. Il faut prendre le temps de trouver le bon acheteur», a dit M. Webster.

Pas de fantôme!

Selon ce que nous ont appris nos recherches, l’île Cheney doit son nom à William Joseph Cheney, un loyaliste du Massachusetts qui s’y est établi en 1785 avec sa femme Elizabeth et leurs enfants. Les restes des Cheney se trouvent d’ailleurs dans un petit cimetière sur l’île. Une légende veut qu’un fantôme, peut-être celui de M. Cheney - dont on dit qu’il aurait peut-être été victime d’un meurtre en 1803 -, y rôde, ce qui a bien fait rire Henri-François Gautrin. «Il n’y a pas de fantôme», a-t-il dit sans détour.