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Les Québécois cuisinent moins qu’on le croit

Happy woman preparing food at table in kitchen

UBER IMAGES - stock.adobe.com

Les Québécois ne cuisinent pas autant que l’on pourrait le croire, malgré la popularité des livres de recettes et des émissions de cuisine.

«Le client a deux facettes, celui qui est pressé la semaine qui se tourne vers les plats vite fait, et le “foodie”, le week-end, qui aime essayer de nouvelles recettes», résume Pierre-Alexandre Blouin, président-directeur général de l’Association des détaillants en alimentation du Québec (ADA).

C’est l’une des conclusions que des experts consultés par «Le Journal de Montréal» ont pu tirer du rapport sur les Ventes au détail des produits alimentaires dans les grands magasins en 2016.

D’autres tendances ont aussi été dégagées par eux.

Cette étude est publiée chaque année à la demande du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation. On y présente les ventes totales pour toutes les catégories de produits que l’on trouve en épicerie et la différence par rapport à l’année précédente. Bien qu’il s’agisse de variations des ventes en dollars, les experts ont pris en considération les variations de prix dans leur analyse.

Autre époque

Il semble aussi que les genres de plats qui sont cuisinés ne sont plus les mêmes que ce que nos mères et grand-mères faisaient à l’époque.

Les ventes de farine, de sucre, de cacao sont en diminution comme les mélanges pour faire des croûtes à tarte, de la farce, des muffins ou des gâteaux.

«Les produits de base, c’est normal que ça baisse, on prend moins de temps pour cuisiner. Au début du siècle, on parlait de 2,5 heures par jour pour préparer les repas tandis que les dernières statistiques font état aujourd’hui de huit minutes», ajoute Rémy Lambert, professeur en sciences de l’alimentation à l’Université Laval.

Marie Laure Blondel est parmi ceux qui nagent à contre-courant. La mère de deux enfants passe beaucoup de temps dans sa cuisine pour mettre ses légumes en conserve, préparer des sauces tomate pour l’hiver ou encore faire ses propres saucisses ou cretons.

«Je sais que je suis une exception dans mon entourage. La facilité nous fait perdre le goût et l’envie de cuisiner, c’est certain que c’est moins compliqué d’acheter une pizza toute faite que de la faire, mais il y a un savoir-faire qui se perd. Les gens ne savent plus quoi faire avec les aliments, la preuve c’est que la question qui revient tout le temps est: “Qu’est-ce qu’on mange pour souper ?”», déplore-t-elle.

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