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Des dépanneurs revampés aux années rétros par Molson

Francis Halin | Agence QMI

Certains Montréalais vont être plongés dans les années 1960 en se rendant à leur dépanneur. Molson Export en a retapé une vingtaine pour souligner le 375e anniversaire de la métropole du Québec. «Le Journal de Montréal» s’est entretenu avec l’une des propriétaires qui a eu le cadeau d’une devanture rétro... complètement neuve.

« Je suis vraiment contente que Molson nous ait choisis pour faire partie des festivités du 375e de Montréal. Les personnes qui sont venues ici pour faire les travaux étaient professionnelles, ça a super bien été », partage Kim-Chhiv Chea, propriétaire du Dépanneur Chea, situé sur la rue Beaubien.

Mme. Chea sent que les commerces comme le sien sont importants pour l’identité des Montréalais. « J’ai ce dépanneur depuis 16 ans déjà. Les gens entrent ici et se sentent comme dans leur famille, c’est très particulier », explique-t-elle.

Marquer le coup

Jessica Teixeira, directrice des relations publiques chez Molson Coors, trouvait important de faire cette campagne. «On a malheureusement oublié les années 1960-1970. Ces enseignes, effectuées avec Sid Lee, vont redonner vie à cette époque», se réjouit Mme Teixeira.

Elle rappelle que la bière Molson Export est la plus ancienne au Canada. Elle a été créée en 1903. À l’époque, les gens la trouvaient assez bonne pour l’exporter, d’où son nom «Export». Aujourd’hui, le brasseur québécois compte plus de 1000 employés dans la province.

Symbole fort

Pour Johanne Burgess, professeure en histoire à l’Université du Québec à Montréal, les dépanneurs sont un symbole fort de notre identité. «Il y a une longue tradition de faire affaires avec des commerces petits commerces au Québec francophone», explique-t-elle.

Mme Burgess rappelle d’ailleurs que l’expression «dépanneur» est apparue dans les années 1970. À l’époque, une nouvelle loi donne le droit aux petits commerces d’avoir des heures d’ouverture prolongées. On connaît la suite. «Même si les gens fréquentent les épiceries, ils conservent cet attachement spécial», raconte la spécialiste de l’histoire.

Et les dépanneurs ne sont pas près de disparaître au détriment des grandes chaînes, pense-t-elle. «Les multinationales pensent se lancer dans la livraison. Vous savez quoi ? Les dépanneurs le font déjà depuis longtemps eux... », conclut-elle.

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