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Nouvelles manifestations contre les réformes de Macron

Les opposants à la politique «libérale» du président français Emmanuel Macron se mobilisent jeudi pour la quatrième fois dans la rue, espérant être entendus par un gouvernement pourtant déterminé.

Des milliers de personnes ont commencé à défiler jeudi dans plusieurs villes, avant une manifestation à Paris dans l'après-midi. Au total, quelque 170 manifestations sont au programme dans toute la France.

Trois premières mobilisations ont déjà eu lieu. La première avait réuni dans toute la France le 12 septembre entre 500 000 (selon les syndicats) et 223 000 personnes (police). Mais le mouvement s'est par la suite nettement essoufflé et n'a pas empêché l'application en cours de la réforme du droit du travail, principale cible des protestataires.

Cette réforme vise, selon le gouvernement, à assouplir la règlementation du travail en vue de combattre un chômage français supérieur à la moyenne européenne. Selon ses détracteurs, elle représente un recul des droits salariaux.

L'échec de l'opposition à barrer la route à cette petite révolution a conforté Emmanuel Macron dans son calendrier réformateur, qu'il entend mener au pas de charge. Sont ainsi en préparation les réformes très délicates de l'assurance chômage et des retraites.

«On veut tirer la sonnette d'alarme sur des dossiers à venir, comme l'assurance-chômage et, l'an prochain, l'assurance retraite», a expliqué le secrétaire général du syndicat FO, en défilant à Marseille (sud).

Ce syndicat, un des plus importants de France, défile pour la première fois aux côtés de la CGT, organisation plus contestataire, laissant ainsi espérer aux opposants que cette unité retrouvée saura faire barrage à la «politique libérale visant à accroître les inégalités au profit d'une minorité».

D'autant plus que, ce jeudi, se joignent à la manifestation des organisations de lycéens et universitaires qui entendent dénoncer la «sélection» à l'entrée en enseignement supérieur, que provoquerait, selon eux, un projet de réforme qui doit être présenté la semaine prochaine par le gouvernement.

À leur côté, défileront des militants de la France Insoumise (gauche radicale), du très revendicatif Jean-Luc Mélenchon qui avait pourtant concédé récemment que «pour l'instant», c'était Emmanuel Macron qui avait «le point». Jeudi, M. Mélenchon a attribué cet échec à la «division syndicale».

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), a quant à lui affirmé que «la mobilisation se construit», «les gens» ayant «compris» qu'Emmanuel Macron est «le père Noël des riches».

«Je crois qu'on sent une vague de contestation de la politique d'Emmanuel Macron qui va grandissante dans le pays», a affirmé Pierre Laurent.

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