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Des «anges» pour aider les jeunes entrepreneurs à prendre leur envol

TVA Nouvelles

Les entreprises en démarrage se tournent de plus en plus vers Anges Québec, qui depuis plusieurs années leur donne l’élan nécessaire pour faire leurs premiers pas et se développer.

Anges Québec est le plus grand groupe d’anges investisseurs de la province. Encore méconnue, l’organisation – il en existe environ un millier de ce genre dans le monde – intervient dans une variété de domaines. Elle a réalisé à ce jour 150 investissements dans 90 entreprises québécoises.

«Ce sont des gens qui ont été entrepreneurs, qui sont des investisseurs qualifiés ayant le goût de continuer à investir de l’argent, mais surtout d’investir de leur temps, explique son président-directeur général François Gilbert, en entrevue avec Pierre Bruneau dans le cadre du segment Carte d’affaires, à TVA.

En plus d’investir des sommes pouvant aller par exemple de 500 000$ à 1 million de dollars, les «anges membres» vont aussi s’engager au sein du conseil d’administration de l’entreprise qui sollicite leur aide.

Car la relève entrepreneuriale a non seulement besoin d’argent, mais elle a aussi besoin d’expertise, note M. Gilbert. «Les jeunes ont besoin de gens qui ont fait des erreurs avant eux et qui sont à l’aise pour partager [leur expérience].»

L’ADN d’Anges Québec se résume à un mot, selon son PDG : «start-up». «Une start-up, c’est simple, ça ne fait pas de profits, c’est toujours à perte. Alors on investit pour les amener plus loin, en se disant qu’avec ce modèle d’affaires là, on peut en faire quelque chose d’intéressant.

Un bel exemple

Go Rendez-vous, un site web de prise de rendez-vous pour le public qui se cherche un professionnel de la santé, est un bel exemple de jeune entreprise qui a sollicité l’aide d’Anges Québec.

«Avant qu’on investisse, ils [Go Rendez-vous] avaient déjà pris plus de 2 millions de rendez-vous. C’était donc une entreprise ayant une certaine importance, relate M. Gilbert. Mais, vous savez, il y a deux raisons en affaires pour lesquelles on a besoin d’argent : quand ça va mal et quand ça va bien.»

Quant aux anges investisseurs, il s’agit souvent d’entrepreneurs ayant vendu leur entreprise et qui se retrouvent du jour au lendemain à ne plus avoir à répondre aux défis qui les ont stimulés tout au long de leur carrière. «Ce qu’on leur donne, c’est l’adrénaline de retourner, un peu comme un grand-père, travailler avec les entrepreneurs pour les supporter, les aide. Et quand ça fonctionne, on a le plaisir de se dire: "wow, j’ai réussi, j’ai fait quelque chose".»

François Gilbert ne croit pas du tout à l’idée qui circule selon laquelle les jeunes de 18 à 34 ans n’ont plus la fibre de l’entrepreunariat.

«Ils le font cependant pour d’autres raisons que d’être riches. Ils veulent faire de l’argent, mais pas au détriment de la société, poursuit-il. On peut être fiers des jeunes entrepreneurs au Québec et on peut se dire que les années à venir nous amènerons des entreprises fantastiques», conclut l’enthousiaste PDG d’Anges Québec.