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La suite du film à succès «Les Pee-Wee 3D»

«Junior Majeur»: un film efficace

Maxime Demers | Agence QMI

Tournage du film Junior Majeur

Le Journal de Québec

On ne change pas une formule gagnante et c’est visiblement avec cette mentalité que «Junior Majeur», la suite du film à succès «Les Pee-Wee 3D», a été conçu. Appliquant à la lettre la recette du drame sportif classique, ce film de hockey efficace et divertissant devrait combler les amateurs du genre.

Du hockey, des rebondissements dramatiques, un peu de romance et une bonne dose d’humour. Ce mélange a déjà fait ses preuves dans le passé, notamment dans la série culte «Lance et compte». Les scénaristes de «Junior Majeur» l’ont bien compris. Et plutôt que de tenter de réinventer la roue, ils ont choisi de s’en servir comme base pour écrire cette suite très attendue du film «Les Pee-Wee 3D», qui avait connu un beau succès en salles il y a cinq ans (2,5 M$ au box-office).

Cinq années ont passé depuis que Janeau Trudel (Antoine Olivier Pilon), Joey Boulet (Rémi Goulet) et Julie Morneau (Alice Morel-Michaud) ont brillé au célèbre tournoi de hockey pee-wee de Québec. Maintenant âgé de 18 ans, Janeau est devenu la star de son équipe junior, les Saguenéens de Chicoutimi. Son meilleur ami, Joey, joue à ses côtés dans le même club, tandis que Julie rêve de devenir journaliste sportive. Un incident survenu lors d’une soirée de party trop arrosée viendra mettre leur amitié à rude épreuve.

«Junior Majeur» vise un public un peu plus vieux, essentiellement les adolescents et les jeunes adultes. Le film évoque d’ailleurs avec sensibilité cette période délicate du passage à l’âge adulte.

Le réalisateur, Éric Tessier, a réussi à le faire sans trop tomber dans le mélodrame, mais en n’évitant pas totalement certains clichés du genre (dont les scènes d’amour). On lui pardonnera aussi certaines incongruités dans le scénario et quelques scènes répétitives au milieu du film.

Au cœur de l'action

Les scènes de hockey, en revanche, sont franchement réussies. Plus dynamiques et moins statiques que dans «Pee-Wee 3D», elles s’avèrent particulièrement crédibles et donnent parfois l’impression qu’on est plongé au milieu de l’action.

Au niveau des acteurs, les jeunes Antoine Olivier Pilon, Rémi Goulet et Alice Morel-Michaud ont pris du galon depuis le film précédent et leur jeu est d’une justesse irréprochable. Soulignons également la performance solide de Claude Legault dans la peau d’un père exigeant.

«Junior Majeur» lève aussi le voile sur les coulisses du hockey junior, un univers très compétitif dans lequel les jeunes joueurs doivent composer avec une pression énorme et un nouveau statut de star sans toujours avoir l’encadrement nécessaire pour relever ces défis.

La table est bien mise pour le potentiel troisième film de la série qui devrait, s’il se concrétise, se dérouler dans les rangs professionnels.

Cote: 3 sur 5

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