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Processus de plainte difficile pour une victime d’agression sexuelle

TVA Nouvelles

Une jeune femme victime d’agression sexuelle déplore qu’après deux ans et demi de démarches, aucune accusation n’ait été déposée contre l’agresseur présumé.

La jeune femme dans la vingtaine aurait été agressée par un membre de sa famille, alors qu’elle se trouvait dans un chalet.

«Je l'ai vu descendre son maillot et il avait une serviette sur lui. Puis là, j'ai comme fait: "Oh mon Dieu!"», raconte-t-elle.

Elle croit avoir été droguée lors de l’agression, elle a des images, des «flashback» de l’événement.

«Je me disais: "C'est pas vrai?!" Puis là, je shakais, je me disais: "Qu'est-ce que je fais? Qu'est-ce que je fais?"» ajoute la jeune femme.

Il lui a fallu du temps avant de trouver de la force et du courage pour en parler, d’abord à des proches. Ce sont ces mêmes personnes qui l’ont encouragé à porter plainte, ce qu’elle a fait.

Les policiers l’ont d’abord confrontée avec sa version, qui a toujours été la même. Les enquêteurs lui ont dit qu’ils la croyaient, que son témoignage et son dossier était solide.

«J’ai lu tellement de définitions d’agression... mais pourquoi quand on porte plainte, ces définitions n’ont plus de valeur? Ils sont allés le chercher, mais il n’a rien dit, fait que ça fini là, drastique comme ça...», a dénoncé la victime à TVA Nouvelles.

Manque de preuve

Le procureur qui avait le dossier entre les mains a choisi de ne pas porter d’accusation, par manque de preuve.

Elle juge qu’il est difficile de mettre en branle le processus judiciaire.

Dans son cas, comme dans plusieurs autres cas d’agression sexuelle, il n’y avait pas de témoin.

Sa version aurait pu être confrontée par le présumé agresseur.  

À la suite de son expérience, elle dit avoir perdu confiance dans le système judiciaire, mais elle ne souhaite pas décourager d’autres victimes à parler.