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Montréal

Sévèrement battue par un camarade au sein de son école primaire

TVA Nouvelles

La mère d’une fillette violemment battue dans une école primaire de Montréal s’interroge sur la réaction de la direction de l’établissement.

Laurence, 10 ans, a reçu de violents coups, dont un coup de pied au visage, mardi dernier de la part d’un de ses camarades alors qu’elle se trouvait à l’école Notre-Dame-de-Fatima, dans l’arrondissement Rivière-des-Prairies.

FILLETTE 2

GRACIEUSETÉ

 

La jeune fille, qui vit avec un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH), aurait réagi quand un élève de l’école n’a pas voulu respecter les règles.

Elle se serait mise à tirer sur sa boîte à lunch. C’est là que l’autre enfant se serait mis à la battre.

«Le petit garçon, par moyen de défense probablement, s’est mis à la frapper. Le premier coup qui a été donné, c’est celui au visage. D’autres coups s’en sont suivis (...) C’est là que Laurence a réussi à se sortir de là et aller chercher un intervenant de l’école», a expliqué la mère de Laurence, Pascale Jalbert, en entrevue à TVA Nouvelles.

 

Cette dernière assure que lorsque l’établissement scolaire l’a appelée, des membres du personnel lui ont dit: «vous connaissez votre fille».

«On m’a dit que si elle n’avait pas tiré sur la boîte à lunch, tout cela ne serait pas arrivé. Je le conçois. Mais est-ce que de tirer sur une boîte à lunch peut justifier cette agressivité et cette violence-là? Je pense qu’il y a ici une échelle de gravité de l’événement», a-t-elle avancé.

FILLETTE

GRACIEUSETÉ

 

Selon ce que des membres du personnel ont raconté à Mme Jalbert, le garçon à l’origine des coups aurait frappé un autre enfant plus tard dans la semaine.

«L’enfant n’a aucune séquelle, mais il reste que pendant la conséquence pour un geste de violence, il en a remis un autre. Ça veut dire que le message comme quoi c’était inacceptable n’est pas passé.»

Cette mère de famille assure prendre la parole pour que les choses changent et que les interventions pour des gestes de violence dans les écoles primaires soient gérées adéquatement.

«C’est sûr qu’en tant que parent on n’est pas neutre et objectif. C’est notre enfant, elle se lève le matin, son visage est enflé... On ne peut pas être impartial. Mais plusieurs membres du personnel de l’établissement m’ont appelé en me disant que je ne pouvais pas laisser cela comme ça. Ils veulent que les choses changent et disent qu’ils n’ont jamais vu une telle violence à l’intérieur de l’école», a-t-elle dit.

Mme Jalbert a décidé de porter plainte auprès du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Elle a par ailleurs rencontré un commissaire qui doit prendre ce dossier en charge. Selon elle, il semblait surpris par l’ampleur des blessures de la fillette.

TVA Nouvelles a tenté, en vain, de joindre le commissaire et la Commision scolaire de la Pointe-de-l'île.