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La stratégie de Caroline Néron peut susciter la confusion

TVA Nouvelles

En misant sur l’autodérision pour vendre ses produits, Caroline vise-t-elle juste? Il y a du bon comme du mauvais dans ce choix, estime un spécialiste du monde publicitaire interrogé par TVA Nouvelles.

Lundi, la femme d’affaires québécoise publiait une vidéo sur Instagram dans laquelle elle laissait s’échapper une flatulence pour démontrer les bienfaits d’une bougie parfumée, un produit qu’elle propose à ses clients.

La mise en scène ludique a fait énormément réagir les internautes. «On parle beaucoup de ses pubs», ce qui engendre une viralité «excellente pour sa marque», qui est «en tête de liste», estime Mathieu Bédard, président de l’agence publicitaire Camden.

«Par contre, est-ce que le fait d’en parler et de l’associer à des odeurs comme celle-là va amplifier les ventes sur ses produits à court terme? Ça, j’en doute», poursuit-il.

 

Le spécialiste reconnaît qu’il faut prendre la chose au deuxième degré, «mais le cerveau, lui, ne le prend pas toujours au deuxième degré malheureusement».

Par ailleurs, «il faut se questionner sur la cohérence de la marque dans l’ensemble de ses communications aux consommateurs», explique M. Bédard. Caroline Néron adopte en effet un ton très sérieux quand elle présente ses bijoux, alors qu’elle tourne les choses en dérision quand vient le temps de vendre ses chandelles. Il s’agit d’une tendance observée chez plusieurs «influenceurs», selon M. Bédard, qui utilisent l’humour pour attirer l’attention. Un procédé qui procure généralement un rendement efficace et ce, à coût minime.

Mathieu Bédard soulève toutefois un problème de ton inégal. «Elle sait comment attirer l’attention, elle fait un bon travail de communication, mais elle n’a pas développé un langage unique pour sa marque», qui navigue entre classique et décalé, ce qui peut susciter la confusion «chez le consommateur dans sa perception de la marque Caroline Néron».

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