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Le Parti québécois et Davie reviennent à la charge pour l’«Obelix»

Marc-André Gagnon | Agence QMI

Davie

Simon Clark/Agence QMI

Alors que les libéraux cherchent «un plan B» pour éviter d’autres centaines de mises à pied chez Davie, la direction du chantier et l’opposition officielle maintiennent que la solution passe par la commande d’un deuxième navire ravitailleur par Ottawa.

Vendredi dernier, le gouvernement fédéral a clairement fait savoir qu’il n’avait pas besoin ni l’intention d’acheter un deuxième navire ravitailleur (l’«Obelix») comme celui que Davie s’apprête à compléter (l’«Asterix»).

Le message a été reçu par le gouvernement du Québec, qui pressait Ottawa d’octroyer le contrat sans délai.

«L’«Obelix», [...] il doit y avoir un plan B à ça, et le plan B, c’est la Garde côtière», a signalé mardi le ministre délégué aux Affaires maritimes, Jean D’Amour, en entrevue avec Mario Dumont sur les ondes de LCN.

Au nom de la sécurité, le ministre D’Amour réclame davantage de brise-glaces sur les eaux canadiennes et le chantier maritime de Lévis serait tout indiqué pour les construire. M. D'Amour reconnaît toutefois qu’il pourrait s’agir d’opportunité à «moyen terme», rien donc pour éviter d’autres mises à pied.

Le plan A

«Le plan A (celui de l’«Obelix»), c'est le meilleur plan », a plaidé de son côté le chef de l’opposition officielle, Jean-François Lisée, lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale avec le porte-parole de Davie, Frédérik Boisvert.

«On risque de perdre 800 emplois d'ici Noël si le fédéral n'agit pas maintenant», a insisté M. Boisvert, qui assure que le besoin est bien là pour la Marine royale canadienne.

«Le Sénat et la Chambre des communes ont adopté une recommandation à l'effet que le Canada devait dès maintenant octroyer un contrat pour la construction d'un second navire ravitailleur», a-t-il souligné.

«On a appris que sans plan A, le gouvernement serait à découvert sur les ravitailleurs pendant 10 ans plutôt que cinq ans, a ajouté M. Lisée. Ça, c'est des informations nouvelles qui doivent faire en sorte de continuer à travailler sur le plan A.»

Interpellé en chambre, le premier ministre Philippe Couillard a réclamé au gouvernement fédéral «d'exprimer clairement deux choses : d'abord, son soutien pour les travailleurs de la Davie, leurs familles, et l'entreprise. Deuxièmement, le fait évident, [...] qu'au Canada, il n'y a pas que deux chantiers navals majeurs (Vancouver et Halifax): il y en a trois, et il y en a un de ceux-là qui est au Québec».

Si Ottawa donne le signal encore espéré, Davie estime être en mesure de compléter l’«Obelix» «en 24 mois et (pour) 50 millions $ de moins que ça a coûté pour livrer l'«Asterix» (650 millions $)», a indiqué M. Boisvert.

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