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D’autres agents évaluateurs seront formés, assure le ministre Coiteux

Kathryne Lamontagne | Agence QMI

Davantage d’agents seront formés afin d’évaluer les capacités des conducteurs qui ont consommé de la drogue, assure le ministre de la Sécurité publique.

Notre Bureau d’enquête révélait mercredi qu’à peine 90 des 15 000 agents de police québécois étaient en mesure de détecter les automobilistes intoxiqués par les stupéfiants. La répartition de ces agents évaluateurs étant inégale sur l’ensemble du territoire, des régions sont laissées à découvert, et ce, à sept mois de la légalisation du cannabis.

Questionné à la sortie du caucus libéral, le ministre Martin Coiteux a reconnu qu’il fallait «accentuer» l’entrainement des policiers dans le contexte de cette nouvelle loi. «On est conscient qu’on doit en former plus. La bonne nouvelle, c’est qu’on en forme plus. Donc on sera prêt», a-t-il plaidé en anglais.

M. Coiteux refuse de se prononcer sur le nombre d’agents évaluateurs requis, affirmant qu’il évaluerait la situation «avec l’ensemble des corps policiers» ainsi que l’École nationale de police. «Ce qui va être important pour nous, c’est qu’il y ait, à terme, des agents évaluateurs dans toutes les régions du Québec», a-t-il avancé.

36 agents

Près d’une quarantaine d’agents évaluateurs devrait être formée sous peu, a avancé M. Coiteux. En entrevue avec notre Bureau d’enquête, l’École nationale de police affirmait qu’elle roulait au maximum de sa capacité et qu’elle ne pourrait former plus de 36 agents évaluateurs d’ici juillet, soit lors de l’entrée en vigueur de la loi légalisation la consommation de cannabis.

Le ministre rappelle cependant que les patrouilleurs sont déjà en mesure d’effectuer des tests de coordination des mouvements afin d’évaluer les capacités des automobilistes interceptés. En cas de doute sur les facultés affaiblies par la drogue, les conducteurs sont amenés au poste où un agent évaluateur se penche sur leur cas.

M. Coiteux a souligné qu’il souhaite ultimement avoir recours aux appareils de détection du cannabis, une fois la technologie «certifiée et homologuée». «On va faire les travaux nécessaires, inquiétez-vous pas», a-t-il conclu.

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