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L’astronaute David Saint-Jacques ira faire des expériences dans l’espace

Deux expériences canadiennes seront menées par l’astronaute québécois David Saint-Jacques lors de sa mission spatiale à bord de la Station spatiale internationale.

L’une permettra de surveiller le système immunitaire des astronautes durant leur mission de longue durée à bord de la Station. Les résultats vont aider à comprendre l’évolution de certaines maladies, comme l’affaiblissement du système immunitaire lié à l’âge. La seconde portera sur la santé vasculaire et l’effet de l’apesanteur, de la nutrition, de l’activité physique et du rayonnement sur le système et sur l’apparition d’une résistance à l’insuline.

C’est que les astronautes dans l’espace subissent un vieillissement prématuré, ce qui permet de faire des expériences qui contribuent à améliorer la médecine sur terre. Elles permettent aussi de collecter des données pour rendre les éventuelles missions d’explorations spatiales habitées plus sécuritaires pour les astronautes.

Les découvertes qui en découlent permettent aussi d’améliorer la médecine sur terre.

 

«Avant d’être astronaute, j’étais médecin de famille dans une petite communauté inuit dans le Grand Nord. J’en vois partout, tous les jours des transferts technologiques. Tout ce qu’on fait pour aider les astronautes à bord de la station spatiale, tout ça, directement s’applique sur terre», souligne Saint-Jacques.

L’astronaute québécois testera aussi un vêtement biotechnologique qui mesure l’état de santé des astronautes dans l’espace et un bioanalyseur qui effectue des analyses sanguines en temps quasi réel.

«On développe en ce moment un laboratoire portatif qui va permettre de faire des tests au chevet du patient. Vous imaginez l’impact que ça va avoir sur la médecine ici», souligne l’astronaute.

David Saint-Jacques s’envolera à bord d’une capsule Soyouz pour joindre l’équipage international à la Station spatiale internationale en novembre 2018. Il s’agira de sa première expédition dans l’espace. Il est à mi-chemin dans la préparation de son séjour de six mois dans l’espace.

«J’ai plus ou moins fini la partie théorique, je suis dans les simulateurs, les pratiques d’urgence. On passe beaucoup de temps à s’entraîner à se demander ce qu’on ferait quand on a un problème et après, on espère ne pas en avoir besoin», conclut-il.

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