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Un autre contrat blindé pour un cadre de la Ville de Saguenay

La divulgation d'un autre contrat de travail d’un haut fonctionnaire de Saguenay a fait grimper la frustration d’un cran, mercredi.

Le directeur général de la Ville, l’avocat Louis Coulombe, un des proches conseillers de l’ex-maire Jean Tremblay, bénéficie d’un contrat de 10 ans valide jusqu’en 2026, qui peut être reconduit à la fin pour un autre cinq ans (jusqu’en 2031).

Ce qui est particulier, c’est que la durée du contrat de M. Coulombe avait été modifiée en 2016, quatre ans avant la fin de l’entente initiale signée en 2011.

Louis Coulombe, qui agit comme avocat-conseil de la Ville, reçoit un salaire de plus de 160 000 $ par année, si l’on tient compte de l’indexation.

Son contrat prévoit également de généreuses indemnités de départ. Si Saguenay décidait de mettre fin au contrat de M. Coulombe, la ville devrait, selon le contrat, lui payer un montant de près de 2 millions $ en compensation.

«Personnellement, j'aurais tendance à me questionner sur le pourquoi. Pourquoi on a fait ces contrats-là? Pour quelle raison on a octroyé ces contrats-là à ce moment-là? Pourquoi on a octroyé les renouvellements de ces contrats-là?», s'est questionné Daniel Gagnon, professeur en administration des affaires à l’Université du Québec à Chicoutimi.

Plusieurs conseillers municipaux se sont dits scandalisés d'apprendre l'existence de ce contrat, après ceux de Ghislain Harvey et Francyne T. Gobeil, qui ont été rendus publics au cours des derniers jours.

«Moi, je vous le dis, le coeur me lève. [...] Qu'on pense au maire Tremblay qui est en train de se cacher, c'est eux autres qui ont mis le conseil de ville dans la merde», a affirmé le conseiller municipal Jean-Marc Crevier.

«Ça été fait en catimini, camouflé à la population et même aux élus. Ça fait quatre ans que je suis dans le système et j'étais incapable de savoir qu'est-ce qu'ils étaient en train de faire et ce qu'ils signaient avec les fonds publiques», a dénoncé la conseillère Julie Dufour.

L’ancien conseiller municipal, Luc Boivin, qui était aussi membre du comité exécutif, comprend la frustration de la population. Il assure qu’il n’avait jamais vu le contrat de Louis Coulombe.

«Nous, ce qu'on approuvait, c'est le procès-verbal des embauches. Je ne connais même pas le salaire que le directeur général de la ville gagne», a affirmé M. Boivin.

Le poste de directeur général fait actuellement l’objet d’une révision à l’hôtel de ville de Saguenay. Le contrat de Louis Coulombe est également analysé .

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