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Mefloquine: les plaignants doivent encore patienter

Agence QMI

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Bob Tymczyszyn/St. Catharines St

Les vétérans associés à la poursuite judiciaire contre le gouvernement fédéral relativement à l’usage obligatoire du mefloquine au sein des Forces armées canadiennes (FAC) devront attendre à l’an prochain pour savoir si leur cause sera acceptée en tant que recours collectif.

Prescrit aux militaires de l’armée canadienne depuis plusieurs années, ce médicament anti-malaria causerait des effets secondaires importants ainsi que des problèmes de santé chroniques. La controverse entourant la mefloquine a convaincu les FAC de rendre optionnelle la prise de ce médicament il y a quelques mois.

Un juge de la Cour supérieure a entendu les arguments en faveur et en défaveur d’élargir la poursuite à un recours collectif, vendredi, dans une cour de North Bay en Ontario, comme l’a rapporté le «Calgary Sun».

Le gouvernement fédéral ainsi que la compagnie pharmaceutique Hoffman-LaRoche, qui a développé le mefloquine, sont visés par la poursuite, qui a été lancée en 2001.

Le gouvernement fédéral a plaidé pour l’abandon des procédures en raison de délais excessifs. Pour sa part, l’avocat du plaignant principal, Ronald Smith, estime que les délais sont excusables en raison des nombreux obstacles rencontrés en cours de route.

Parmi ces obstacles, il y a les problèmes de santé mentale dont souffre M. Smith, lesquels seraient attribuables au mefloquine. Il y a également les défis légaux et les défis scientifiques liés à l’examen approfondi des effets du médicament sur la santé.

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