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Les membres d'Option Nationale ont entériné la fusion avec Québec Solidaire à 90,7%

Arnaud Koenig-Soutière

 - Agence QMI

ARNAUD KOENIG-SOUTIERE

Les membres d'Option nationale ont entériné la fusion avec Québec Solidaire à 90,7%, à l'occasion du congrès du parti qui se tenait dimanche à l'Université Laval.

«Je pense que nous écrivons aujourd’hui une page d’histoire dans le mouvement indépendantiste qui inspire les moments de grands débuts», a lancé, ému, le chef d’ON Sol Zanetti dans les instants suivants le dévoilement des résultats.

«Ça faisait longtemps que ça ne s’était pas passé au Québec», a-t-il enchaîné, évoquant 1968, l’année de la création du Parti Québécois.

Le co-porte-parole de QS Gabriel Nadeau-Dubois était aussi visiblement fort satisfait du dénouement du vote.

«C’est une très belle journée. Je suis très content. Une belle journée pour le mouvement indépendantiste, pour la gauche, pour tous les gens qui veulent transformer le Québec pour vrai. Le prochain rendez-vous, c’est le 1er octobre 2018», a réagi le député solidaire de Gouin.

Avec cette fusion, le parti unifié conserva le nom de Québec Solidaire, alors qu’Option nationale deviendra «un collectif» à l’intérieur du parti.

Fronde chez Option nationale

Parmi les 303 membres ayant droit de vote, environ une cinquantaine d’entre eux ont exprimé leur dissidence en claquant la porte du congrès à quelques heures de l’issue du scrutin.

Le groupe, avec en tête l’ex-président national du parti Jocelyn Beaudoin, estime que des «accrocs démocratiques» ont été commis par le Conseil national d’ON.

Ils clament que le vote a été «noyauté» par des membres recrutés dans les semaines précédant la tenue du congrès, qui «ont pris leur carte pour venir influencer le choix des membres». Les membres dissidents réclamaient la démission du chef Sol Zanetti et la suspension du vote.

Réagissant à cette fronde après la victoire du «oui», M. Zanetti s’est défendu d’avoir recruté «massivement» de nouveaux membres, bien qu’il ait concédé avoir travaillé pour ramener des «membres et des candidats» inactifs dans le giron du parti.

On trouve que c’est dommage. Il pouvait être prévisible que ceux qui sont en défaveur de la fusion fassent un bras d’honneur. Ils ont utilisé la tactique idéale pour attirer l’attention des médias. Ça reste 40 personnes sur un congrès de 300 personnes», a-t-il nuancé.

La prochaine étape pour le parti unifié est la création d’un comité de transition, qui réunira des membres des deux formations politiques.

«[Le] comité va avoir une mission à la fois très simple et ambitieuse, soit de réussir la fusion pas juste des têtes dirigeantes, mais aussi des membres et des énergies», a précisé Gabriel Nadeau-Dubois.