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Bertrand Charest ne sera pas chez lui pour Noël

Michaël Nguyen | Agence QMI

L’ex-entraîneur de ski Bertrand Charest ne passera pas Noël chez lui en attendant d’être entendu en appel pour des agressions sexuelles sur neuf jeunes skieuses, vient de trancher la Cour d’appel.

«J’estime que [Bertrand Charest] ne m’a pas démontré, à ce stade, qu’il peut être mis en liberté», a tranché le juge Martin Vauclair ce lundi.

Charest, 52 ans, avait été reconnu coupable en juin dernier de 37 accusations de crimes sexuels sur des jeunes skieuses, dans les années 90.

À l’époque, il entraînait les athlètes d’élite en ski alpin. Mais il avait profité de sa proximité avec les mineures sous sa responsabilité pour abuser d’elles.

Charest avait commis des contacts sexuels avec certaines skieuses, mais il avait aussi eu des relations complètes avec quatre d’entre elles. Une des athlètes a même dû se faire avorter alors qu’elle n’avait que 15 ans.

«Il a brisé leur confiance pour assouvir ses pulsions sexuelles», avait rappelé Maxime Lacoursière de la Couronne lors de l’audience sur remise en liberté.

Le procureur avait d’ailleurs rappelé que Charest avait passé toutes les procédures en détention préventive. La Cour du Québec avait refusé de lui accorder une caution, tout comme la Cour supérieure du Québec.

Maintenant que Charest n’a plus la présomption d’innocence, le juge du plus haut tribunal de la province a conclut que Charest devait rester détenu.

«[Charest], contrairement à celui qui est accusé d’une seule infraction grave [...], a été déclaré coupable à l’égard de [neuf] victimes», a-t-il dit.

S’il avait été libéré sous caution, Charest aurait été vivre à son chalet de Mont-Tremblant, après avoir versé une caution totalisant 100 000 $.

Aucune date d’audience pour l’audition de l’appel n’a encore été fixée.

 

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