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Comme lors du verglas d'il y a 20 ans

Hydro-Québec prête à affronter une nouvelle crise

TVA Nouvelles

La crise du verglas en 1998 a marqué la mémoire collective des Québécois.

Pour Hydro-Québec, cette catastrophe s'est avérée comme un moment charnière dans son évolution.

Près de 20 ans plus tard, la société d'État se dit mieux préparée pour affronter une nouvelle crise.

Cette crise du verglas, il y a 20 ans, avait considérablement ébranlé le réseau d'Hydro-Québec. On parle de plus ou moins 10 000 kilomètres de lignes qui ont été affectées. Une panne qui a duré, pour certains, jusqu'à quatre semaines.

Quant aux coûts, ils se sont chiffrés à 2 milliards de dollars, à la fois pour la réparation, la reconstruction, la conception et l'installation d'équipement beaucoup plus solide. Depuis, Hydro-Québec a beaucoup travaillé pour améliorer son réseau et faire face à une telle crise.

«Donc, s'il y a une ligne qui tombe, on est protégés par un autre côté», explique Marie-Ève Grenier, ingénieure chez Hydro-Québec. Il y en avait [en 1998], sauf que pas autant. Surtout dans la boucle de Montréal. Je pense qu'il y a une prise de conscience, comme quoi on n'était pas à l'abri de longues pannes et qu'on avait à revoir certaines conceptions, certains critères d'ingénierie pour nos lignes de transport.»

Réseau plus solide

En plus de l’équipement permettant de déglacer les lignes, qui a été conçu après la crise du verglas, Hydro-Québec a fait en sorte que son réseau soit beaucoup plus solide.

Par exemple, un pylône sur dix est plus solide que les autres, pour éviter qu'ils ne tombent en cascade – comme durant la crise du verglas – et, donc, de faire en sorte de limiter les dommages, si jamais ça se produisait à nouveau.

«Les verglas sont assez locaux en géographie, relève Jean-Pierre Tardif, de l’Institut de recherche d’Hydro-Québec. Donc, on veut intervenir de façon sporadique, de façon rapide. Tous ces appareils-là ont été développés pour être transportés soit en motoneige, en hélicoptère ou en VTT. Et on vient installer tout ça. Les monteurs sont très très bons pour installer ces appareils-là à partir du sol, dans des conditions difficiles. Et puis, tout le matériel est développé dans un mode où vous travaillez sous conditions de verglas. Donc, c'est fait pour résister aux intempéries et tout ça», poursuit-il.

Or depuis la crise du verglas, Hydro-Québec a conçu divers équipements, lesquels sont même vendus un peu partout à travers le monde, dans les climats nordiques, qui peuvent être confrontés, comme chez nous en 1998, à des situations de grand verglas.

-D’après un reportage de Denis Therriault

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