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Bertrand Charest trouve sa sentence trop sévère

Claudia Berthiaume | Agence QMI

GEN-

COURTOISIE

Condamné à 12 ans de pénitencier pour des agressions sexuelles sur neuf jeunes skieuses, l’ex-entraîneur Bertrand Charest veut faire réduire sa peine de moitié.

Le coach déchu de Mont-Tremblant trouve que la sentence imposée par le juge Sylvain Lépine en décembre dernier est trop sévère. Il l’a portée en appel lundi, par la voie de son avocat, Me Antonio Cabral.

«L’Honorable juge de première instance a erré en droit en imposant une peine manifestement déraisonnable et écrasante, accordant une insistance excessive aux facteurs de dissuasion et de réprobation sociale», lit-on dans la requête.

La défense invoque aussi 18 autres «erreurs de droit» justifiant le fait que la sentence de 12 ans de pénitencier est trop élevée.

Neuf victimes

Bertrand Charest a été reconnu coupable de 37 chefs d’exploitation et d’agression sexuelle en juin dernier, au terme d’un procès de quelques semaines, qui s’est tenu au palais de justice de Saint-Jérôme.

Âgées entre 12 et 18 ans, les victimes sont neuf athlètes des équipes Laurentienne et Nationale junior féminine de ski alpin dont Charest était l’entraîneur dans les années 1990.

Le coach déchu a eu des relations sexuelles complètes non protégées avec quatre d’entre elles. Il a aussi amené une adolescente de 15 ans se faire avorter.

Décrit par le juge Lépine comme un «véritable prédateur tissant soigneusement sa toile pour y attirer de jeunes femmes adolescentes», l’accusé de 52 ans a déjà porté le verdict en appel.

Le mois dernier, il s’est toutefois vu refuser sa libération provisoire jusqu’à ce que le plus haut tribunal de la province traite sa cause.

Conduite irréprochable

Dans sa plus récente requête, l’avocat de Bertrand Charest affirme que le juge Lépine n’a pas vu de réhabilitation de la part de son client «alors que dans les faits, ce dernier a eu une conduite irréprochable en société au cours des 20 dernières années en plus d’avoir fondé une famille et d’avoir été l’instigateur de trois entreprises à succès [sic]».

L’ex-entraîneur demande ainsi à la Cour d’appel de substituer sa peine de 12 ans par une autre d’une durée de quatre à six ans, comme l’avait suggéré initialement la défense.

Détenu depuis mars 2015, Bertrand Charest pourrait sortir de prison prochainement si sa demande est acceptée.