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Le Québec doit mieux se préparer à la transition énergétique

Une dizaine d’acteurs québécois des milieux économique, syndical, environnemental et social demandent au gouvernement Couillard d’examiner plus sérieusement les impacts potentiels de la transition énergétique, qui «pourrait être largement positive si le Québec s’y prépare maintenant».

Le regroupement, qui inclut notamment la CSN, Equiterre, le Chantier de l’économie sociale, des comités sectoriels et des centres de recherche, voit la «transition énergétique» comme étant le passage des énergies fossiles vers les énergies propres, dans le contexte des cibles québécoises sur le carbone.

Le groupe de travail propose de s’attarder à trois secteurs économiques qui sont les plus susceptibles d’être affectés par cette transformation: les transports, le bâtiment et l’énergie.

Ces trois secteurs sont au cœur de ce défi «en raison de leurs importantes contributions aux émissions de gaz à effet de serre et du nombre d’emplois qui leur est associé», a expliqué le regroupement, par communiqué.

Main d’œuvre

Pour pallier cette transformation, la qualification de la main-d'œuvre devra être au cœur des efforts mis de l’avant par le gouvernement dans sa stratégie de transition, analysent les acteurs concernés.

«La transition énergétique entraînera nécessairement une mutation en profondeur du marché du travail en créant de nouveaux emplois, et ce, dans plusieurs secteurs et sous-secteurs comme la construction, la rénovation des bâtiments, la géothermie, la biomasse ainsi que l’électrification des transports», a précisé Yves-Thomas Dorval, président-directeur général du Conseil du patronat du Québec.

Qui plus est, cette transition énergétique risque de favoriser l’émergence de «nouveaux créneaux à fort potentiel de croissance» dont les travailleurs québécois pourront profiter s’ils sont bien préparés.

«Il ne fait aucun doute que les défis les plus importants à surmonter se situent au niveau de la formation, tout particulièrement dans le contexte actuel de pénurie de main-d’œuvre qualifiée», ont résumé les auteurs du message.

Toujours selon le regroupement, l’État québécois devra également favoriser l’émergence d’entreprises et de technologies de calibre mondial et adapter le cadre réglementaire pour adapter la législation à l’évolution des pratiques.