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Une approche plus stricte exigée contre la Corée du Nord

 - Agence QMI

À l’issue du sommet sur la crise nucléaire nord-coréenne à Vancouver, les 20 nations représentées se sont entendues mardi soir sur la nécessité d’une application plus rigoureuse des sanctions contre Pyongyang.

«Les sanctions commencent à faire effet, mais la prochaine étape est de s’assurer qu’elles soient entièrement appliquées», a indiqué la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, en conférence de presse.

Les pays rassemblés à Vancouver ont demandé le respect, par les pays membres des Nations unies, des sanctions adoptées contre Pyongyang.

Le groupe de nations réclame également une meilleure surveillance des trafics qui permettent au régime de contourner les sanctions économiques, ainsi qu’un renforcement des interdictions maritimes qui visent à empêcher les livraisons de matériel vers la Corée du Nord.

Pour le Canada, cela signifie un investissement de 3,25 millions $ par le biais du Programme de réduction de la menace liée aux armes de destruction massive.

Ce montant servira notamment à aider divers pays à combattre le blanchiment d’argent par les compagnies et citoyens nord-coréens, ainsi qu’à mieux identifier les tactiques utilisées par le régime pour se procurer l’équipement nécessaire au développement de son programme nucléaire.

Le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, a confirmé ne pas avoir demandé l’assistance militaire du Canada.

Bien qu’ils voient d’un bon œil le rétablissement des discussions entre les deux Corée et la participation de la Corée du Nord aux Jeux olympiques en Corée du Sud, le mois prochain, Mme Freeland et M. Tillerson ont réitéré que la seule issue acceptable à la crise nucléaire nord-coréenne était la dénucléarisation totale du pays. Ils demeurent convaincus que la diplomatie reste le meilleur moyen d’atteindre cette solution.

«Des négociations productives requièrent un partenaire crédible. La Corée du Nord n’a pas montré qu’elle pouvait être un partenaire crédible», a toutefois affirmé le secrétaire d'État américain, exigeant la fin des provocations du régime communiste.

Le dictateur Kim Jong-un a mené l’an dernier 20 essais balistiques. Il s’est targué en novembre d’avoir développé un missile intercontinental pouvant frapper n’importe où aux États-Unis.

En voulant imposer la dénucléarisation avant même d’avoir entamé des négociations, les États-Unis nuisent au dialogue, selon Jocelyn Coulon, chercheur au Centre d'études et de recherches internationales de l'Université de Montréal (CÉRIUM).

«L’histoire du développement nucléaire de pays comme l’Inde ou Israël montre bien que les États engagés dans un tel processus ne veulent pas y renoncer», a-t-il analysé.

L’expert en politique internationale s’oppose à la prétention selon laquelle les récents signes d’ouverture de la Corée du Nord sont le signe que les sanctions fonctionnent. «Si les sanctions étaient réellement efficaces, Pyongyang n’aurait pas réussi à fabriquer et à tester ses missiles», a-t-il commenté.

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