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«Je ne pensais jamais que ça ferait un tel tollé»

C’est après que ses amis eurent perdu leur emploi ou eurent des problèmes de couple qu’un jeune de 15 ans a choisi de mettre en demeure sa commission scolaire au sujet des confiscations de cellulaires à son école.

«J’ai une amie qui travaillait sur appel et qui a perdu son emploi après que son téléphone a été confisqué», a expliqué Vincent Duguay au «Journal de Montréal».

L’adolescent a attiré l’attention de nombreux médias jeudi après avoir envoyé une mise en demeure mercredi à la commission scolaire des Rives-du-Saguenay, arguant qu’une partie du code de vie de son école est inconstitutionnelle.

«Je ne pensais jamais que ça ferait un tel tollé», s’exclame-t-il.

À l’école Charles-Gravel de Chicoutimi, les élèves qui se font prendre à utiliser leur cellulaire en classe peuvent se le faire confisquer pour une durée de 24 heures. Vincent Duguay souhaite faire changer ce règlement et croit que d’autres façons de sévir seraient plus raisonnables.

Il ne s’est jamais fait confisquer son propre appareil. Par contre, certains de ses amis ont déjà eu des problèmes de couple après une saisie. «Il y a des jeunes qui sont possessifs», explique-t-il. Il croit tout de même que l’interdiction en classe est légitime, voire nécessaire.

Jusqu’à la police

La confiscation du cellulaire en dehors des heures de classe est une pratique courante dans les écoles du Québec, ont confirmé sept commissions scolaires.

Beaucoup des parents sont même d’accord avec l’interdiction et la saisie, mais d’autres font aussi partie du problème, selon la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE).

Des parents vont même jusqu’à téléphoner à leur enfant pendant les cours, raconte la présidente Lorraine Normand-Charbonneau.

Elle se souvient d’un parent qui s’était rendu au poste de police pour récupérer l’appareil de son enfant, qu’elle avait confisqué pour un mois.

Les commissions scolaires qui ont répondu au «Journal» n’ont jamais reçu de mises en demeure ou de plaintes concernant ces confiscations.

Reste que certaines causes se sont rendues devant la Division des petites créances lorsqu’un appareil confisqué avait été perdu ou volé, indique l’avocat Rémi Bourget.

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