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Le père d'une ado violée par un prédateur sexuel se dit soulagé

TVA Nouvelles

Un prédateur sexuel qui a agressé une adolescente de 14 ans de la région de Sherbrooke a reconnu sa culpabilité vendredi à des accusations de leurre informatique, contact sexuel et production de matériel pornographique juvénile.

Le père de la jeune fille a livré ses impressions en entrevue à LCN. Il parle de soulagement, maintenant que «cette étape-là [est] passée», concédant que sa fille avait «au moins passé une belle fin de semaine».

Pascal Montembeault, un homme de 37 ans de Trois-Rivières, consultait un site de rencontre pour jeunes de 13-25 ans afin de «recruter» sa jeune victime. Et il y est parvenu en se faisant passer pour un jeune homme de 17 ans, Marc-André.

Le père de la jeune victime affirme que les derniers mois ont été très difficiles pour sa fille. «Elle était beaucoup stressée.»

Ce qu’elle a dû subir a bouleversé sa vie. Elle doit poursuivre l’école à l’hôpital, explique son père, et son sommeil demeure difficile. «Depuis que c’est arrivé, elle dort dans le salon, elle n’est plus capable de retourner dans sa chambre parce qu’elle se voit faire des choses.»

Le père de famille dit essayer d’être présent pour la soutenir et l’aider à contrôler son automutilation, «mais, on se sent impuissant, malgré qu’on reçoit l’aide de tout le monde autour, ce qui se passe dans sa tête à elle, on ne peut pas lui enlever ça».

Beaucoup de soutien

La victime et ses proches peuvent heureusement compter sur le soutien de tout leur entourage, confie le père.

Selon les informations que celui-ci a recueillies, l’agresseur de sa fille pourrait écoper de 3 ans et demi de prison. «C’est sûr que ça ne sera jamais assez, compte tenu de ce qu’il a fait à ma fille», plaide-t-il.

C’est en août dernier que le prédateur sexuel a mis son sombre plan à exécution en recourant à Rencontre Ados. Il s’agit d’un site mettant en contact, théoriquement, des adolescents, et qui se présente comme le numéro 1 des sites de rencontre pour ados.

«Je trouve que ça n’a pas raison d’être, un site de rencontre pour les adolescents», reproche le père de la victime.

La cause de Pascal Montembeault sera de retour devant les tribunaux le 9 avril prochain pour l’étape du rapport présentenciel.

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