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Questionnaire «intrusif» pour l’embauche

L’Université Laval «sans mots»

TVA Nouvelles

L’Université Laval  ne s’explique pas pourquoi le questionnaire «intrusif» d’embauche d’employés de bureau a été utilisé chez eux, et sur période aussi longue.

Ce formulaire, qui contrevient à la Charte des droits et libertés selon la Commission des droits de la personne, est dénoncé par tous ceux qui ont été interrogés à ce sujet.

Pour prendre connaissance du formulaire: Un questionnaire très «intrusif» à l'Université Laval

Vendredi matin, un avocat spécialisé en droit du travail ne mâchait pas ses mots à son égard. «C’est rare qu’un juriste va vous dire que c’est clairement illégal, mais dans ce cas-ci, c’est clairement illégal, ça dépasse vraiment l’entendement», a lancé Me Maxime Guérin, sur les ondes de LCN, selon qui son utilisation est «impossible à justifier».

La vice-rectrice aux ressources humaines de l’Université Laval, Lyne Bouchard, a d’ailleurs eu beaucoup de peine à le faire, en entrevue au Québec Matin. Selon elle, il s’agit d’un type de question «fréquemment utilisé» lors des entrevues d’embauche «afin de s’assurer qu’il n’y a rien, dans la nature du travail à réaliser, qui puisse être contre-indiqué pour la personne qui postule».

Mais elle a aussitôt admis que les questions décriées ne lui semblaient pas «pertinentes» et que le formulaire controversé a été retiré en conséquence, «dès [qu’ils ont] été saisis» du problème par une journaliste du Journal de Montréal, au début du mois. «Ça s’est passé dans la même journée», assure-t-elle.

«Je suis sans mot, honnêtement. Je m’interroge sur l’utilisation de ces questions-là. Je ne peux pas l’expliquer pour le moment, mais c’est clair qu’on ne permet pas ce type de question inadéquate pour le type de postes qu’on a à offrir», a-t-elle reconnu.

Le questionnaire, préparé par une firme médicale spécialisée dans ce secteur d’activité, était «probablement trop générique» pour les emplois de l’Université Laval, a-t-elle tenté en guise d’explication, ajoutant que la direction de l’établissement est «en train de revoir le processus de recrutement».

Mme Bouchard dit que l’Université Laval n’a jamais reçu de plainte officielle au sujet de ce questionnaire.

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