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La CAQ loin devant, selon le plus récent sondage

Agence QMI

Un nouveau sondage place toujours la Coalition avenir Québec (CAQ) en tête des intentions de vote des Québécois, cette fois à onze points du Parti libéral du Québec (PLQ).

La CAQ grimpe à 39 % d’intentions de vote, selon un sondage Léger-«Le Devoir» dévoilé samedi. Il s’agit d’une hausse de trois points par rapport à décembre.

Le PLQ perd pour sa part quatre points pour atteindre 28 %. Il s’agit du plus bas taux de l’histoire du parti, selon Jean-Marc Léger, président de la firme Léger. «C’est le taux d’insatisfaction des Québécois qui est derrière ça, a-t-il souligné en entrevue à LCN. Malgré le dernier budget avec les baisses d’impôts, les gens sont insatisfaits et recherchent une alternative.»

À peine le quart des Québécois se dit satisfait du gouvernement libéral de Philippe Couillard. Les deux tiers de la population se disent plutôt ou très insatisfaits.

De son côté, le Parti québécois (PQ) a remonté d’un point par rapport au mois dernier, ce qui le place à 20 % dans les intentions de vote. «Depuis un an, c’est la première fois que le PQ freine sa chute, a commenté M. Léger. Et même si les gens souhaitent la CAQ [au pouvoir], il y a des idées du PQ auxquelles la population adhère également.»

Québec solidaire (QS) a perdu deux points pour passer à 9 %, selon le sondage.

Le meilleur chef

François Legault est désigné dans le sondage comme le meilleur premier ministre potentiel, avec 31 %. Philippe Couillard obtient pour sa part un score de 16 % à ce chapitre, suivi par Jean-François Lisée, à 10 %, et les deux porte-parole de QS, Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois, à 5 %.

La CAQ dépasse également pour la première fois le PLQ comme étant le parti le plus susceptible d’être porté au pouvoir (34 % contre 30 %). Le PQ tire de l’arrière avec 5 %. La CAQ est par ailleurs le parti qui incarne le plus le changement, selon 34 % des répondants.

Selon M. Léger, le chef caquiste ne doit toutefois pas faire l’erreur de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. «Les sondages, ça ne vote pas, a-t-il prévenu. Tout peut arriver à neuf mois des élections. Surtout que tous les partis vont se tourner vers la CAQ pour l’attaquer».

Même son de cloche du côté du professeur Robert Bernier de l’École nationale d'administration publique. «[Monsieur Legault doit être prudent dans ses déclarations [...] dans ses candidatures. On est à sept mois d’une élection générale», a-t-il dit en entrevue à LCN.

«Pour les libéraux, ce sont de très mauvaises nouvelles», a-t-il mentionné.

Robert Bernier a toutefois précisé que dans tous les cas, «tout peut changer».

Le sondage web a été réalisé du 22 au 24 janvier, auprès de 983 électeurs potentiels.

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