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Les infirmières craignent de devoir en faire encore plus

Valérie Fortin | TVA Nouvelles

Les 3 200 infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes des six hôpitaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean craignent de devoir en faire encore plus alors qu'elles se retrouveront bientôt avec une seule et unique convention collective.

Le Syndicat des professionnels en soins a jusqu’en octobre 2018 pour s’entendre avec le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS).

«Tout s’alourdit. Mais ça, c’est suite à la loi 10, la formation du CIUSSS. Ça fait partie d’une loi qui nous a été imposée. C’est un mariage obligé. Donc présentement, on doit s’organiser pour simplifier ça le plus possible», a dénoncé la présidente du Syndicat des professionnelles en soins, Julie Bouchard, en entrevue à TVA Nouvelles.

Les infirmières, déjà à bout de souffle, sont inquiètes des changements que pourrait apporter l’implantation d’un seul contrat de travail. Elles craignent notamment qu’on leur demande plus de mobilité entre établissements sur tout le territoire régional.

«[Les infirmières] ont peur d’être appelées à la dernière minute, de se faire dire demain matin tu travailles à Jonquière, le lendemain matin tu travailles à Roberval. Ou encore une infirmière de Roberval, demain matin tu travailles à Chicoutimi. C’est impensable. La limite, elle est où?», a clamé Mme Bouchard.

Des assemblées générales se sont tenues lundi dans chacun des hôpitaux de la région. Les syndiquées ont été appelées à voter sur la deuxième et dernière phase du projet de convention collective.

Si elle est acceptée, le syndicat pourra commencer les négociations avec l’employeur.